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Dressez des potences !

Dans un pays où le statut de la femme est relégué au second plan, il ne peut y avoir progrès et évolution. Est-il concevable, en ce XXIe siècle, de voir se produire des actes de violence comme cela se passe dans la plupart des pays du Moyen-Orient et d’Asie ? Face à l’Europe et à l’Occident où les droits et la dignité de la femme sont reconnus, dans un Liban qui se veut à l’avant-garde de ces pays au système moyen-âgeux, est-il permis d’entendre parler de violence conjugale ? Il est révoltant d’assister à ces tragédies alors que la Journée de la femme est fêtée chaque année, chez nous, pour lui rendre hommage.
Combien de femmes doivent encore subir le même sort que la malheureuse Roula Yacoub, battue à mort par son bourreau de mari ? Il est temps que des condamnations soient prononcées par la justice à l’encontre de ces hommes transformés en monstres,afin de freiner ces maltraitances odieuses qui entraînent souvent la mort. Nos responsables doivent frapper d’une main de fer et dresser des potences pour punir des êtres indignes de vivre dans la société.

Hilda DADOURIAN

* * *


Paradoxe gagnant ?

Il est certain que les ONG jouent au Liban un rôle de béquilles pour l’État. En effet, c’est souvent grâce à ces multiples associations que sont aidées des familles nécessiteuses, que l’enfance martyr est épaulée, que des vieux, délaissés, trouvent gîte et soins, que les personnes à besoins spéciaux et les handicapés physiques retrouvent une place dans la société, que les ambulances et les secouristes arrivent rapidement sur les lieux de l’accident, que l’environnement a ces champions, que la culture apporte son rayon de soleil à notre quotidien morose... Et j’en passe certainement. Ces ONG fonctionnent parfaitement, et ce malgré la diversité des confessions et de l’appartenance partisane qui caractérisent leurs comités. Elles arrivent à lever des fonds en s’adressant à toutes les strates de la société libanaise et à aider ses composantes, toutes appartenances confondues. Cela conduit à la réflexion que le vers qui mine notre pays n’est pas dans le fruit mais dans les visées de ceux qui président au destin de celui-ci. Il serait peut-être judicieux de confier les rênes du pays à une ONG créée spécialement à cet effet. Hautement paradoxal, me diriez-vous. Peut-être, mais efficace peut-être...
Cela s’appellerait en d’autres termes une révolution civile, une prise de conscience de la majorité silencieuse. Bien sûr, tout cela est purement utopique.
Mais ce petit pays n’est-il pas lui-même une utopie ?

Dolly TALHAMÉ

Dressez des potences ! Dans un pays où le statut de la femme est relégué au second plan, il ne peut y avoir progrès et évolution. Est-il concevable, en ce XXIe siècle, de voir se produire des actes de violence comme cela se passe dans la plupart des pays du Moyen-Orient et d’Asie ? Face à l’Europe et à l’Occident où les droits et la dignité de la femme sont reconnus, dans un Liban qui se veut à l’avant-garde de ces pays au système moyen-âgeux, est-il permis d’entendre parler de violence conjugale ? Il est révoltant d’assister à ces tragédies alors que la Journée de la femme est fêtée chaque année, chez nous, pour lui rendre hommage.Combien de femmes doivent encore subir le même sort que la malheureuse Roula Yacoub, battue à mort par son bourreau de mari ? Il est temps que des condamnations soient...
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