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Économie - Liban - Conjoncture

« BMI » : absence de réponse efficace du gouvernement pour gérer les dossiers économiques

« Business Monitor International » a prévu une croissance du PIB à 1,7 % pour 2013 et 3,3 % pour 2014 contre un taux de 1,2 % en 2012.

« Le Liban demeure dans un environnement macroéconomique fragile en raison du manque de réponse politique efficace pour relever les défis socio-économiques rencontrés et la crise syrienne persistante, ce qui affectera la croissance », écrit « BMI ».

Business Monitor International a prévu un déficit budgétaire à 8,6 % du PIB en 2013 et 8,1 % du PIB en 2014 contre un taux de 9,1 % du PIB en 2012. BMI a ajouté que le gouvernement ne parviendrait pas à atteindre son objectif de 7,3 % du PIB en 2013 en raison notamment des coupures plus minimes que prévu dans les dépenses. Toujours selon BMI, cité par le Lebanon this Week de Byblos Bank, les finances publiques libanaises devraient s’améliorer après 2014, considérant que les tensions régionales seraient apaisées et le gouvernement capable de mettre en place des réformes économiques structurelles. En ce qui concerne le déficit budgétaire, BMI a estimé qu’il demeurerait élevé pour avoisiner les 7,8 % du PIB sur la période 2013-2017 pour un déficit moyen de 8,5 % entre 2007 et 2012. Selon BMI, le déficit budgétaire aurait augmenté de 68 % à 3,9 milliards de dollars l’année dernière contre 2,3 milliards de dollars en 2011 tandis que le solde de la balance primaire est passé d’un déficit de 0,3 % du PIB à un excédent de 4,3 % du PIB en 2011, constituant ainsi le premier déficit depuis 2006. BMI a attribué l’élargissement du déficit fiscal, principalement, au réajustement des prestations sociales du secteur public. Selon les mêmes sources, le coût du travail a augmenté de 21,5 %, résultant d’une hausse de 15,5 % des salaires du public et de 35 % des allocations de retraites.
Du côté des dépenses, Business Monitor International a prévu que ces dernières augmentent de 6,1 % en termes nominaux cette année. Par ailleurs, BMI a prévu davantage de hausses de salaires cette année.
En ce qui concerne les recettes, BMI a estimé « qu’il est peu probable que le total de ces dernières augmente dans un environnement interne incertain. Le Liban demeure dans un environnement macroéconomique fragile en raison du manque de réponse politique efficace pour relever les défis socio-économiques rencontrés et la crise syrienne persistante, ce qui affectera la croissance ». BMI a ainsi prévu une croissance du PIB à 1,7 % pour 2013 et 3,3 % pour 2014 contre un taux de 1,2 % en 2012. « Le gouvernement ne sera pas capable de mettre en œuvre des augmentations significatives de taxes ou une amélioration de leur collecte étant donné la nature très divisée du corps politique libanais », a conclu le rapport.
Business Monitor International a prévu un déficit budgétaire à 8,6 % du PIB en 2013 et 8,1 % du PIB en 2014 contre un taux de 9,1 % du PIB en 2012. BMI a ajouté que le gouvernement ne parviendrait pas à atteindre son objectif de 7,3 % du PIB en 2013 en raison notamment des coupures plus minimes que prévu dans les dépenses. Toujours selon BMI, cité par le Lebanon this Week de Byblos Bank, les finances publiques libanaises devraient s’améliorer après 2014, considérant que les tensions régionales seraient apaisées et le gouvernement capable de mettre en place des réformes économiques structurelles. En ce qui concerne le déficit budgétaire, BMI a estimé qu’il demeurerait élevé pour avoisiner les 7,8 % du PIB sur la période 2013-2017 pour un déficit moyen de 8,5 % entre 2007 et 2012. Selon BMI, le déficit...
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