Rechercher
Rechercher

Nos lecteurs ont la parole

Une qualité de survie

Par Joe ACOURY
Une des particularités de certains compatriotes consiste à structurer jusqu’au délire des guerres le déni sous toutes ses formes.
Voici quelques exemples de comportements qui retiennent encore l’attention d’un citoyen du monde habitué à penser et à agir selon des lois, des règles, un droit et des obligations.
En famille :
On grandit rarement chez nous de façon autonome. Apprendre à devenir l’égal de sa cohérence, responsable progressivement de ce qu’on dit et fait, est rarissime. Par contre, souvent, dès le plus jeune âge et jusqu’à l’âge adulte, les parents parlent, décident, agissent pour leurs enfants. Ils surprotègent et déresponsabilisent par ces fameux « maalech, chou sayer, bassita, mafi mechkel ».
En individu :
On veut préparer ces nouveaux adultes à devenir un jour des professionnels, des parents, des personnes adaptées à la pression ordinaire, aux crises complexes, inhérentes à notre société si hétérogène et aux conflits dans la région. Cependant, le modèle dominant appris pour la gérance des crises implique un certain nombre d’attitudes. Ainsi, on n’est vraiment responsable que de belles choses. Nos erreurs ne concernent que les autres. Tristement, gérer un problème, une tension, une colère, un conflit, exige une longue préparation fréquemment négligée dans le tableau relationnel. On le sait tous, la « wasta » exprime le réflexe de fuite de nombre de Libanais qui relèguent le faire-face à une autorité bienveillante
En citoyen :
On ressent tous les jours la sensibilité de choix religieux des uns et des autres à travers des attitudes, des arguments et des prises de position politiques. Pourtant, rares sont ceux qui prennent en compte une pratique visible du christianisme, de l’islam, de la foi au service de Dieu et de la coexistence pragmatique avant de s’emballer à défendre oralement des politiques partisanes dites « salvatrices ».
En citoyen de cette région millénaire et si spongieuse du Moyen-Orient, je me permets d’adresser aux familles et à leurs adultes un message.
Très chers, unissons nos efforts pour une éducation où apprendre à l’école va de pair avec la réalité de grandir autrement à la maison afin de regarder, de s’adapter et d’affronter les événements du monde extérieur .
On a autant besoin d’hommes que de femmes forts par leurs capacités d’autonomie, unifiant le mental et l’émotionnel. La responsabilité de vivre à tout âge la citoyenneté favorise la promotion d’une intelligence franche, communicative et constructive basée sur la richesse émotionnelle du regard intérieur. Elle nécessiterait un regard neuf sur nos identités. C’est par la reconnaissance de nos réussites, mais aussi de nos erreurs et de leurs corrections, que le faire-face entre nos dirigeants pourrait contenir toute la réalité du meilleur et du pire pour un dialogue démocratique de fond. Le fait d’être ensemble, semblables, en tant que fils de Dieu, malgré les diversités de chacun, peut rendre plus adaptée l’urgente réponse des chefs aux douleurs du peuple.
Une des particularités de certains compatriotes consiste à structurer jusqu’au délire des guerres le déni sous toutes ses formes.Voici quelques exemples de comportements qui retiennent encore l’attention d’un citoyen du monde habitué à penser et à agir selon des lois, des règles, un droit et des obligations.En famille :On grandit rarement chez nous de façon autonome. Apprendre à devenir l’égal de sa cohérence, responsable progressivement de ce qu’on dit et fait, est rarissime. Par contre, souvent, dès le plus jeune âge et jusqu’à l’âge adulte, les parents parlent, décident, agissent pour leurs enfants. Ils surprotègent et déresponsabilisent par ces fameux « maalech, chou sayer, bassita, mafi mechkel ».En individu :On veut préparer ces nouveaux adultes à devenir un jour des professionnels, des...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut