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Moyen Orient et Monde - Journées Mondiales De La Jeunesse

François fustige « la culture du rejet » des vieux

Des milliers de jeunes pèlerins, arborant les drapeaux de leurs pays, ont envahi joyeusement dès dimanche la promenade de la célèbre plage de Copacabana. Prensa Gobernacion/Daniel Darras/AFP

Apôtre d’une Église missionnaire et proche des pauvres, François, le premier pape sud-américain de l’histoire, est arrivé hier soir dans un Brésil en plein chambardement religieux et secoué par la colère sociale. Le pape argentin, qui effectue son premier voyage à l’étranger depuis son élection, avait quitté Rome peu avant 09h00 (07h00 GMT). Fidèle à sa réputation de simplicité, il avait grimpé la passerelle en portant lui-même son bagage à main, un gros cartable noir, avant de s’engouffrer dans l’avion sans se retourner vers les photographes.
Mais avant d’embarquer pour Rio, François a déclaré aux journalistes l’accompagnant : « La crise mondiale ne fait rien de bon pour les jeunes. Nous courons le risque d’avoir une génération qui n’a pas eu de travail, or du travail provient la dignité de la personne. » « Le sens de mon voyage est d’encourager les jeunes à vivre insérés dans le tissu social avec les personnes âgées », a poursuivi le pape, critiquant « la culture du rejet des vieux, alors qu’ils donnent la sagesse de la vie ». Pour le pontife âgé de 76 ans, les jeunes « sont l’avenir de leur peuple, mais pas seulement eux. À l’autre extrême de la vie, les personnes âgées ont la sagesse de la vie, de l’histoire, de la patrie et de la famille, nous en avons besoin ».
Auparavant, le pape avait salué un à un chacun des 70 journalistes embarqués avec lui et leur a confié qu’il n’aimait pas donner d’interview. Avant son départ, il avait d’ailleurs assuré qu’il ne ferait pas de déclaration dans l’avion. Mais, se comparant au prophète Daniel dans la fosse aux lions, Jorge Bergoglio a plaisanté, estimant que les journalistes n’étaient pas si « féroces ». Le pape les a même appelés à « collaborer » avec lui « pour le bien des jeunes et des personnes âgées ».
« J’arrive au Brésil dans quelques heures et mon cœur est déjà plein de joie car je serai bientôt avec vous pour célébrer les 28es Journées mondiales de la jeunesse » (JMJ), a tweeté le pape après son départ. Jusqu’à 1,5 million de jeunes pèlerins du monde entier sont attendus à cette occasion. Le souverain pontife, qui a renoncé à la papamobile blindée, saluera la foule dans le centre de Rio à bord d’une jeep découverte. Sur place, des milliers de jeunes pèlerins arborant les drapeaux de leurs pays ont envahi joyeusement dès dimanche la promenade de la célèbre plage de Copacabana.

(Source : AFP)
Apôtre d’une Église missionnaire et proche des pauvres, François, le premier pape sud-américain de l’histoire, est arrivé hier soir dans un Brésil en plein chambardement religieux et secoué par la colère sociale. Le pape argentin, qui effectue son premier voyage à l’étranger depuis son élection, avait quitté Rome peu avant 09h00 (07h00 GMT). Fidèle à sa réputation de simplicité, il avait grimpé la passerelle en portant lui-même son bagage à main, un gros cartable noir, avant de s’engouffrer dans l’avion sans se retourner vers les photographes.Mais avant d’embarquer pour Rio, François a déclaré aux journalistes l’accompagnant : « La crise mondiale ne fait rien de bon pour les jeunes. Nous courons le risque d’avoir une génération qui n’a pas eu de travail, or du travail provient la dignité de...
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