Des milliers de jeunes pèlerins, arborant les drapeaux de leurs pays, ont envahi joyeusement dès dimanche la promenade de la célèbre plage de Copacabana. Prensa Gobernacion/Daniel Darras/AFP
Mais avant d’embarquer pour Rio, François a déclaré aux journalistes l’accompagnant : « La crise mondiale ne fait rien de bon pour les jeunes. Nous courons le risque d’avoir une génération qui n’a pas eu de travail, or du travail provient la dignité de la personne. » « Le sens de mon voyage est d’encourager les jeunes à vivre insérés dans le tissu social avec les personnes âgées », a poursuivi le pape, critiquant « la culture du rejet des vieux, alors qu’ils donnent la sagesse de la vie ». Pour le pontife âgé de 76 ans, les jeunes « sont l’avenir de leur peuple, mais pas seulement eux. À l’autre extrême de la vie, les personnes âgées ont la sagesse de la vie, de l’histoire, de la patrie et de la famille, nous en avons besoin ».
Auparavant, le pape avait salué un à un chacun des 70 journalistes embarqués avec lui et leur a confié qu’il n’aimait pas donner d’interview. Avant son départ, il avait d’ailleurs assuré qu’il ne ferait pas de déclaration dans l’avion. Mais, se comparant au prophète Daniel dans la fosse aux lions, Jorge Bergoglio a plaisanté, estimant que les journalistes n’étaient pas si « féroces ». Le pape les a même appelés à « collaborer » avec lui « pour le bien des jeunes et des personnes âgées ».
« J’arrive au Brésil dans quelques heures et mon cœur est déjà plein de joie car je serai bientôt avec vous pour célébrer les 28es Journées mondiales de la jeunesse » (JMJ), a tweeté le pape après son départ. Jusqu’à 1,5 million de jeunes pèlerins du monde entier sont attendus à cette occasion. Le souverain pontife, qui a renoncé à la papamobile blindée, saluera la foule dans le centre de Rio à bord d’une jeep découverte. Sur place, des milliers de jeunes pèlerins arborant les drapeaux de leurs pays ont envahi joyeusement dès dimanche la promenade de la célèbre plage de Copacabana.
(Source : AFP)


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