Le chef du gouvernement du Bihar, Nitish Kumar, a ordonné l’ouverture immédiate d’une enquête et annoncé qu’une équipe d’experts en médecine légale avait été dépêchée, et le gouvernement du Bihar s’est engagé à verser 2 500 euros aux familles des victimes. Les premiers éléments de l’enquête ont révélé la présence probable de phosphate contenu dans un insecticide, selon Amarjeet Sinha, un fonctionnaire du gouvernement local. La cause des décès serait un empoisonnement pour lequel les malades sont traités à l’atropine, un antidote généralement utilisé contre les effets des gaz neurotoxiques, a-t-il ajouté. « Les enquêteurs examinent des échantillons du repas et des vomissures des victimes. Seules les conclusions finales de l’enquête prévaudront », selon Amarjeet Sinha. « Mes enfants étaient partis à l’école pour apprendre. Ils sont revenus à la maison en pleurant et en disant qu’ils avaient mal, a témoigné un père bouleversé interrogé par la chaîne de télévision NDTV. Je les ai pris dans mes bras, mais ils n’arrêtaient pas de pleurer en se plaignant de souffrir de maux de ventre terribles. » Selon des habitants de Masrakh cités par la presse, de l’huile de moutarde contaminée, fort odorante, utilisée pour cuisiner, pourrait également être en cause.
Les éducateurs et les enseignants estiment que la gratuité des repas permet d’accroître l’assiduité des écoliers indiens. Mais les intoxications alimentaires dans les écoles sont fréquentes en raison d’un niveau d’hygiène trop faible dans les cuisines de ces établissements et, parfois, de la mauvaise qualité de la nourriture qui y est servie. L’an dernier, plus de 130 élèves avaient dû être hospitalisés à Pune après une intoxication alimentaire. Une enquête a révélé que leur repas avait été contaminé par la bactérie E.Coli. Les prix alimentaires flambent depuis six ans en Inde, aggravant le quotidien de 455 millions d’Indiens vivant, selon la Banque mondiale, sous le seuil de pauvreté. Le gouvernement indien a approuvé début juillet par décret un vaste programme d’aide alimentaire pour les plus défavorisés, une mesure longtemps reportée et annoncée à un an d’élections générales par un pouvoir qui tente de redorer son blason. Ce programme devrait être le plus vaste au monde, avec une aide alimentaire destinée à près de 70 % de la population, soit plus de 800 millions d’habitants. Il garantit un approvisionnement mensuel compris entre 3 et 7 kg de céréales par personne, en fonction des niveaux de revenus de chacun.
(Source : AFP)


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