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Cinema- - Travelling

« Shake, shake, shake » !

Sean Connery, la boisson et l’amour au lit.

En 1988, Tom Cruise et Brian Brown donnaient aux spectateurs des leçons de cocktail dans le film éponyme de Roger Donaldson sous la musique « adrénalisante » de Hippy, hippy shake. En 2000, David McNally réitérait l’expérience mais cette fois sous l’aspect d’une barmaid. L’alcool (qui coulait à flots) et le septième art ont toujours fait bon ménage. Un homme, une femme, un verre à la main, quoi de plus sensuel, de plus énigmatique et de plus évocateur ! À chacun son parfum, certes, mais aussi à chacun son alcool, son cocktail.

Explosif, dites-vous ?
Certains spiritueux ont réussi à caractériser, voire à définir certains personnages et on a eu tendance à associer un cocktail à un film ou à un livre car il informe sur le caractère de ce personnage. En général, ce sont les films de l’âge d’or d’Hollywood qui viennent spontanément à l’esprit, parce qu’ils évoquent un temps où la vie semblait plus légère, où l’on dégustait un verre d’alcool pour se faire plaisir, sans abus. Mais aussi une atmosphère pétillante ! Plus tard, les apéros étaient devenus comme une seconde peau à certains caractères désormais cultes.
À tout seigneur, tout honneur donc, puisque vient en tête de liste le fameux James Bond, connu pour son Vodka Martini « shaked non stirred », s’il vous plaît, car Mr Bond aimait qu’il soit mélangé au shaker et non à la cuillère ! Mais l’agent 007 pouvait à loisir siroter un Mojito (Die Another Day), se servir un Rum Collins (Thunderball), d’un Mint Julep (Goldfinger) ou encore un Bloody Mary (Never Say Never Again). Dans For your Eyes Only, Bond, alias Roger Moore, se voit offrir un vin chaud par Kristatos, le méchant, à la terrasse d’une patinoire en plein air. Dans les pays germaniques, ce vin chaud est baptisé Glühwein (Glögg en Suède)

 

Faites sauter le bouchon
Dans le film Moonraker (1979), on entend James Bond dire : « Bollinger ? Si c’est du 69, c’est que vous m’attendiez... » En effet, l’agent apprécie le champagne Bollinger depuis toujours. La maison champenoise est citée dès 1956 dans le roman de Ian Fleming Diamonds are Forever, mais c’est en 1973, avec la sortie du film Live and Let Die, que la marque va devenir indissociable de la saga et ce sont toujours les plus belles bouteilles qui seront évoquées à l’écran.
Plus tard, dans Casino Royale, Daniel Craig, nouveau représentant de la franchise, boit un Château Angélus, premier grand cru classé Saint-Émilion de 1982. La boisson est une véritable star de cinéma puisqu’elle est apparue dans près de 30 films ! Pourtant, le Château Angélus est considéré avant tout comme le vin de James Bond à l’international. Dans le même opus, alors qu’il s’apprête à s’asseoir autour d’une table de poker, l’agent commande au bar un Martini Dry avant de se raviser et de préciser : « Attendez. Trois mesures de Gordon’s, une mesure de vodka, une demi-mesure de Kina Lillet servi frappé avec un citron zesté très fin. » Vesper Lynd – dont il est épris et qui est incarnée par Eva Green – lui demande plus tard s’il a baptisé ce cocktail de son nom à cause de son amertume. Il lui répondra qu’il l’a appelé ainsi car « une fois qu’on y a goûté, on n’a envie de rien d’autre ». D’ailleurs le Vesper, ou Vesper Martini, apparaît dans le livre et le film Casino Royale. Il a d’ailleurs été inventé pour cet épisode en 1953. Enfin, dans le dernier James Bond sorti en 2012, l’agent 007 était face à une crise existentielle. Pour témoigner du changement d’état d’âme du plus célèbre agent au service de Sa Majesté, quoi de mieux qu’un « demi » ? Une bière pour Daniel Craig ? Shocking !
Il n’y a pas que James Bond qui ait entretenu de fortes relations avec l’alcool à l’écran. Si le Big Lebowski sacrifierait tout pour un White Russian, Charlie Sheen, lui, connu pour ses frasques autant sexuelles que « spirituelles », était accro à la Margarita dans Two and a Half Men, tandis que l’équipe de The Big Bang Theory passait du Grasshopper au Cuba Libre et du Screwdriver au Shirley Temple sans ciller, alors que Fredo Corleone (Le Parrain II) avait son Banana Daiquiri. Enfin, Fernandel vidait un Magnum dans Ignace, Ingrid Bergman et Humphrey Bogart en buvaient les yeux dans les yeux dans Casablanca et Maurice Chevalier célébrait ce pétillant dans Gigi en chantant « The day they invented champagne ». Par ailleurs, Louis de Funès en débouchait une bouteille dans Les Grandes vacances, Mireille Darc et Pierre Richard en partageaient une dans Le Grand blond à la chaussure noire. Dans Le Retour du grand blond, c’est le bouchon d’une bouteille de champagne qui sauve la vie d’un héros en venant frapper l’œil du tueur qui venait de le prendre dans son viseur.
Enfin, à l’écran, un alcool ça se sirote mais aussi ça s’invente, puisque Brice, alias Jean Dujardin dans Brice de Nice, avait son propre cocktail qu’il baptisa « Abracadabrice ».

En 1988, Tom Cruise et Brian Brown donnaient aux spectateurs des leçons de cocktail dans le film éponyme de Roger Donaldson sous la musique « adrénalisante » de Hippy, hippy shake. En 2000, David McNally réitérait l’expérience mais cette fois sous l’aspect d’une barmaid. L’alcool (qui coulait à flots) et le septième art ont toujours fait bon ménage. Un homme, une femme, un verre à la main, quoi de plus sensuel, de plus énigmatique et de plus évocateur ! À chacun son parfum, certes, mais aussi à chacun son alcool, son cocktail.Explosif, dites-vous ? Certains spiritueux ont réussi à caractériser, voire à définir certains personnages et on a eu tendance à associer un cocktail à un film ou à un livre car il informe sur le caractère de ce personnage. En général, ce sont les films de l’âge d’or...
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