Démocratie compromise ?
Autour de nous la révolte des pays arabes réclamant l’instauration de la démocratie a été trahie.
Certes, des dictateurs ont été évincés mais ils ont été remplacés par des dirigeants extrémistes voulant s’imposer à travers des lois strictes opposées à la vraie démocratie. Était-ce un piège pour affaiblir ces pays où une seconde révolte éclate, entraînant morts et destructions ?
Chez nous, s’agit-il d’ébranler notre système démocratique en s’attaquant à la coexistence intercommunautaire au moyen, de temps à autre, de frictions entre opposants appartenant à des partis définis ? Heureusement que l’armée est là pour circonscrire toute éventualité d’embrasement généralisé. Mais le temps presse et le spectre de l’anarchie guette, en l’absence d’un gouvernement solide, capable de réhabiliter des institutions qui se dégradent. Notre patience inconditionnelle traduit bien notre attachement indéniable à la patrie. Nous avons servi d’exemple à d’autres pays en résistant aux occupations et aux invasions pour préserver notre autonomie et nos valeurs démocratiques. Nous continuons aujourd’hui de refuser toute forme de provocation susceptible de nous entraîner dans un conflit interne dont personne ne sortira vainqueur.
Hilda DADOURIAN
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Pourvu que cela dure
Passées les années euphoriques du début de la décennie 90, le Libanais a commencé à se plaindre. On s’est plaint du béton qui a remplace les arbres, des panneaux publicitaires qui bloquent le champ visuel, des ordures qui jonchent nos plages, polluent la mer et comblent les vallées. On s’est plaint des carrières qui ont éventré nos montagnes et des incendies qui ont ravagé nos forêts. On s’est plaint du coût de la vie qui rend le quotidien difficile, du trafic paralysant et du non-respect du code de la route, de leur état aussi qui multiplie les accidents, et du manque de Sécurité sociale et de sécurité tout court. On s’est plaint du courant électrique parcimonieux et du gaspillage de notre richesse hydraulique, du prix du mazout et de l’air qu’il asphyxie. On s’est plaint que notre jeunesse, oisive de jour par manque de travail, remplit les bars de nuit. On s’est plaint de nos dirigeants et représentants, parfois pourris, souvent incapables et, en majorité, impuissants devant les problèmes qu’ils affrontent. On s’est plaint que même la justice en a pris un coup et qu’on s’attaque aux valeurs sacrées comme la Constitution, le drapeau et l’armée. On se plaint, mais tous, de ceux qui y vont à grands coups de gueule sporadiques, à ceux qui affichent une déprime chronique, tous s’accordent à espérer que cela dure... que ce petit pays, où l’Iran, l’Arabie saoudite, la Syrie et d’autres encore ont quasiment établi des franchises, puisse garder un semblant d’entité et une forme de paix.
Dolly TALHAMÉ
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Nouvelle monnaie
Je savais que les Libanais étaient les rois du business. Mais de là à les croire capables de créer une nouvelle monnaie... Saviez-vous que la monnaie libanaise en cours est le ou la (comme vous voudrez) « taousand », avec pour unité de base ten ? Prenez un taxi : le premier montant de la course exigé c’est « ten taousand » ...
Allez, Messieurs les Technocrates du FMI, de la Banque mondiale et autres institutions, sachez qu’ici on n’a pas besoin de vous puisque vous ne connaissez pas notre monnaie.
Philippe DUREAU


Tres sympathique M. Dureau! Mais sachez marchander a la Libanaise! Ces chauffeurs de taxi sont connus pour leur malhonnetete quand ils trouvent des clients etrangers! Remplacez la monnaie de "taousand" par celle de "alf" (mille livres ibanaises) et dites au chauffeur ou autre prestataire de services que vous vivez au Liban depuis des decennies et que vous connaissez ces magouilles depuis belle lurette....
15 h 21, le 16 juillet 2013