C’est ce qui ressort des propos tenus hier par plusieurs députés de ce camp, comme M. Ammar Houri, Futur, qui a affirmé ne pas comprendre comment le président de la Chambre, Nabih Berry, peut affirmer que le principe du tiers de blocage ne tient plus au moment où son bloc et celui du Hezbollah réclament 5 ministres au sein d’un gouvernement de 24 ministres et que le chef du CPL, le général Michel Aoun, en réclame autant. « En d’autres termes, cette alliance tantôt établie, tantôt rompue veut avoir 10 ministres », a observé M. Houri en relevant que « si les intentions de M. Berry sont bonnes, elles devraient se traduire par une facilitation de la tâche du Premier ministre désigné, Tammam Salam. »
Son collègue, Jean Oghassabian, Futur, a estimé que le président de la Chambre essaie d’ouvrir une brèche dans la crise gouvernementale, mais juge que sa proposition « est cependant loin de régler le problème ». « Celui-ci n’a rien à voir avec le nombre de ministres chiites, les portefeuilles ou même les noms des candidats, mais avec le nombre de ministres relevant du 8 Mars qui ne doivent pas dépasser le tiers. Or la proposition Berry accorde le tiers de blocage plus deux au 8 Mars », a-t-il indiqué, avant de s’interroger sur le point de savoir si Amal et le Hezbollah seraient prêts à participer au gouvernement en l’absence d’une entente avec le général Aoun. M. Oghassabian a fait état d’un retour à la case départ en ce qui concerne les négociations autour du nombre des ministres.


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