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Liban - Sécurité

Après l’explosion, des appels unanimes à l’unité sunnito-chiite

Les réactions politiques stigmatisant l’attentat se sont poursuivies hier, doublées d’appels à accélérer la formation du gouvernement.

L’indignation générale contre « les tentatives de semer la discorde » et les mises en garde contre une discorde sunnito-chiite ont sous-tendu les appels à la formation d’un nouveau cabinet, formulés surtout par le 8 Mars, des centristes et des figures indépendantes proches du 14 Mars.
Ainsi, le député Robert Ghanem a situé l’explosion de Bir al-Abed dans la ligne d’un « complot contre le Liban, préparé à l’étranger afin de semer la discorde entre sunnites et chiites ». Appelant toutes les parties à la raison, il a précisé que « la communauté sunnite est plus que jamais attachée à l’État et à toutes ses institutions sans exception, notamment l’armée ». « Il n’est donc pas permis, sous prétexte de combattre des groupes fanatiques, de tomber dans le piège de l’attaque contre la confession sunnite dans son ensemble », a-t-il ajouté, précisant que « la même considération s’applique à la communauté chiite ». Il a donc appelé à multiplier les efforts « pour éviter le vide, à travers la formation d’un nouveau gouvernement formé de personnalités politiques et sociales de renom, compétentes, intègres et impartiales ».

Harb pour « l’abandon des conditions impossibles »
En outre, le député Boutros Harb a signalé, dans un communiqué, que « le crime de Bir el-Abed, ayant touché des citoyens innocents et causé de lourds dégâts aux propriétés, est une opération lâche, commise par des criminels aveuglés par la haine et le fanatisme, et qui ont décidé de faire du Liban un terrain ouvert aux règlements de comptes ». Il a lui aussi appelé à « un grand degré de prudence et de retenue afin de mettre en échec le complot de la discorde entre les Libanais », en facilitant notamment « la formation d’un gouvernement capable d’affronter ce complot ». Il a appelé dans ce sens à abandonner « les conditions impossibles qui entravent la naissance du nouveau cabinet ».
Le député Henry Hélou a estimé, quant à lui, que « l’explosion de Bir el-Abed constitue un exemple concret du vide qui s’élargit pour inclure les institutions constitutionnelles, sécuritaires et militaires ». Il a appelé dans ce cadre à « briser ce cercle vicieux en formant au plus vite un nouveau cabinet ».

Moussaoui : « Un veto ridicule »
Cet appel à accélérer les nominations ministérielles fait écho à des appels similaires dans les rangs du 8 Mars. Ainsi, le député du bloc de la Fidélité à la Résistance (Hezbollah), Hussein Moussaoui, a appelé à « mettre à profit l’unanimité nationale qui s’est dégagée contre le crime de Bir el-Abed en formant un nouveau gouvernement d’unité nationale et en renonçant à ce veto ridicule qui ne relève que de l’imagination insensée d’aucuns ». Rappelons que le 8 Mars réclame le tiers de blocage pour faire partie du gouvernement et que le courant du Futur conditionne sa participation à une exclusion du Hezbollah.
Le député Youssef Khalil, membre du bloc du Changement et de la Réforme, a également appelé le Premier ministre désigné à « accélérer la formation d’un gouvernement d’union nationale afin de régler tous les dossiers épineux, aussi bien sécuritaires qu’économiques et sociaux ». Le député du même bloc Ibrahim Kanaan a exhorté pour sa part d’adopter « un discours unificateur, calme et solidaire de l’armée ».
Notons par ailleurs que certains partisans du 8 Mars, comme le général Moustapha Hamdane, ancien commandant de la garde présidentielle, affirment que « l’explosion a prouvé que la banlieue sud pouvait être infiltrée et n’est pas un îlot inaccessible comme d’aucuns la présentent ». Le député Talal Arslane a affirmé de son côté que l’explosion de la banlieue sud « augmentera notre détermination à affronter les discordes itinérantes ».
Plusieurs instances ont également dénoncé hier l’explosion de Bir el-Abed, notamment le mouvement palestinien Fateh. L’on cite également l’ordre des journalistes et la Ligue maronite, qui a stigmatisé les tentatives de saper la paix civile.
L’indignation générale contre « les tentatives de semer la discorde » et les mises en garde contre une discorde sunnito-chiite ont sous-tendu les appels à la formation d’un nouveau cabinet, formulés surtout par le 8 Mars, des centristes et des figures indépendantes proches du 14 Mars.Ainsi, le député Robert Ghanem a situé l’explosion de Bir al-Abed dans la ligne d’un « complot contre le Liban, préparé à l’étranger afin de semer la discorde entre sunnites et chiites ». Appelant toutes les parties à la raison, il a précisé que « la communauté sunnite est plus que jamais attachée à l’État et à toutes ses institutions sans exception, notamment l’armée ». « Il n’est donc pas permis, sous prétexte de combattre des groupes fanatiques, de tomber dans le piège de l’attaque contre la...
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