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Cinema- - Entre Parenthèses

Allez le bleu !

Le bleu est la couleur du ciel et de l’eau. Symbolisant l’infini et le divin, il évoque la paix et invite à l’évasion spirituelle. Bien que le ciel et la mer soient bleus, cette couleur est rare dans la nature. Elle a donc longtemps été chère et a représenté le luxe et la teinte aristocratique. Et pourtant ! Le blue-jeans deviendra plus tard le vêtement populaire et du peuple par excellence.
Associé au froid, le bleu réfère aussi, dans les pays anglo-saxons, à la tristesse. L’expression « blue devils » signifie « idées noires ». Ainsi cet état de mélancolie (spleen) a donné naissance au genre musical le blues.
Au cinéma, comme dans les autres disciplines artistiques, le bleu est souvent synonyme d’une atmosphère, d’un message à transmettre.
Récemment La Vie d’Adèle d’Abdellatif Kechiche vient d’être consacré à Cannes avec une merveilleuse Léa Seydoux aux cheveux bleus. Le site des Inrocks a consacré à l’occasion toute une recherche filmique sur le thème du bleu au cinéma. D’où l’on déduit que les schtroumpfs ne sont pas une espèce rare. En effet, les petits bonshommes bleus partagent leur teinte non seulement avec des personnages au grand écran, mais avec des décors, des ambiances et même des petits détails. Qui font la différence. Couleur froide dites-vous ? Alors que selon Kechiche, ce bleu est chaud et sensuel. Bleu ciel, azur, indigo cyan, de Prusse, ou Klein, la palette chromatique de ces teintes a décliné au fil des années. Si la technologie et les écrans des ordinateurs se sont approprié cette couleur, James Cameron (Avatar), Zack Snyder (Watchmen) et Bryan Singer (X Men) ont également adopté cette teinte pour créer de nouvelles créatures venues d’ailleurs. L’énorme génie d’Aladdin de Disney n’est il pas également bleu ? Et que dire de Jacques Demy et ses personnages bleus dans Peau d’âne ?
« Silencio », profère mystérieusement cette dame aux cheveux bleutés dans Mulholland Drive de David Lynch. Longue histoire d’amour avec l’azuré, le cinéaste n’en est pas à sa première expérience colorée. Un film, Blue Velvet, une rose bleue dans Twin Peaks ou la boîte bleue du déjà cité Mulholland Drive en témoignent. Mais il n’est pas le seul à avoir parsemé sa pellicule de taches bleuâtres. Que ce soit le décor chez Almodovar dans Tout pour ma mère, les draps de lit dans Shame de Steve McQueen, les combats sur fond bleu de Quentin Tarantino (Kill Bill), la salle de cinéma bleue de Godard (Le Mépris) ou encore L’Enfer – inachevé – chez Clouzot, une simple moquette chez Ozon (La Petite mort), mais aussi un Heat bleuté signé Michael Mann, Pierrot le fou ou encore le très beau générique de Catch me if you Can de Steven Spielberg, sans oublier Bleu de Krzysztof Kieslowski, ce bleu d’infini envahit le cinéma.
Le bleu est la couleur du ciel et de l’eau. Symbolisant l’infini et le divin, il évoque la paix et invite à l’évasion spirituelle. Bien que le ciel et la mer soient bleus, cette couleur est rare dans la nature. Elle a donc longtemps été chère et a représenté le luxe et la teinte aristocratique. Et pourtant ! Le blue-jeans deviendra plus tard le vêtement populaire et du peuple par excellence. Associé au froid, le bleu réfère aussi, dans les pays anglo-saxons, à la tristesse. L’expression « blue devils » signifie « idées noires ». Ainsi cet état de mélancolie (spleen) a donné naissance au genre musical le blues. Au cinéma, comme dans les autres disciplines artistiques, le bleu est souvent synonyme d’une atmosphère, d’un message à transmettre. Récemment La Vie d’Adèle d’Abdellatif Kechiche vient...
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