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Économie - Zone Euro

La Grèce va recevoir sous peu 4 milliards d’euros

Les versements attendus dans les semaines qui viennent seront conditionnés au respect de certains engagements comme celui de réduire le secteur public.

Des dizaines de milliers de fonctionnaires grecs étaient en grève hier pour protester contre les nouvelles mesures d’austérité négociées entre Athènes et ses bailleurs de fond qui prévoient une restructuration de la fonction publique en échange du déblocage d’une aide financière. Environ 4 000 manifestants, selon la police, se sont rassemblés devant le ministère de la Réforme administrative, dans le centre d’Athènes, au moment où la troïka des bailleurs de fonds de la Grèce se prononçait à Bruxelles en faveur du versement de l’aide. Le rassemblement comptait de nombreux agents de la police municipale, particulièrement ciblés par la restructuration. John Kolesidis/Reuters

Les ministres des Finances de la zone euro se sont mis d’accord hier soir pour verser sous peu mais sous certaines conditions 4 milliards d’euros à la Grèce. Quelque 2,5 milliards proviendront du fonds de soutien de la zone euro et devraient être versés fin juillet, et 1,5 milliard des banques centrales européennes qui restitueront des intérêts sur la dette grecque, ont indiqué les ministres dans un communiqué à l’issue d’une réunion à Bruxelles. La tranche d’aide versée par la zone euro et le Fonds monétaire international, les créanciers du pays, s’élèvera au total à 6,8 milliards d’euros.
En plus des sommes prévues rapidement, 500 millions d’euros du fonds de soutien de la zone euro et 500 millions d’euros des banques centrales seront en effet versés en octobre. À cela doivent s’ajouter 1,8 milliard d’euros du FMI, qui se prononcera fin juillet. « J’ai toutes les raisons de penser qu’un déblocage de 1,8 milliard d’euros aura lieu fin juillet », a déclaré la directrice générale du FMI, Christine Lagarde, qui a assisté hier à la réunion de la zone euro.
Les versements attendus dans les semaines qui viennent seront toutefois conditionnés au respect de certains engagements comme celui de réduire le secteur public, a précisé le président de l’Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, lors d’une conférence de presse. Les versements d’octobre dépendent de l’avancée des privatisations, a-t-il précisé. Pour rester sous perfusion, la Grèce doit notamment supprimer 4 000 emplois publics d’ici à la fin de l’année et imposer des mutations à 25 000 agents de son administration pléthorique. Mais elle réclame plus de temps pour procéder aux coupes nécessaires.
La zone euro a estimé que la Grèce avait « fait des efforts supplémentaires pour mettre en place les réformes structurelles et budgétaires », décidées en échange de l’aide de ses bailleurs de fonds, même si certaines se font « lentement ». « Il est temps d’accélérer le rythme des réformes en Grèce », a ainsi affirmé le commissaire européen en charge des Affaires économiques, Olli Rehn.
Les experts de la troïka, qui rassemble les bailleurs de fonds de la Grèce, avaient annoncé hier matin la fin de leur mission d’inspection à Athènes et un accord préliminaire pour débloquer l’aide. « L’avenir reste toutefois incertain », ont-ils souligné en pointant des « retards dans la mise en œuvre de la politique dans certains domaines ».
Un autre casse-tête est le déficit du pays dans le domaine de la santé, qui a dépassé, selon les experts européens, le montant prévu pendant les cinq premiers mois de l’année. Ce déficit n’est toutefois « pas énorme », a relativisé un responsable européen la semaine dernière.
Européens et FMI devaient également demander des explications au Portugal, qui vient de traverser une crise politique sévère faisant craindre des élections anticipées et des retards dans la mise en œuvre du programme d’aide de 78 milliards d’euros dont le pays bénéficie depuis mai 2011. Samedi, la coalition de droite au pouvoir a scellé un accord assurant la survie du gouvernement, chargé depuis deux ans de mettre en œuvre la sévère cure de rigueur exigée par ses créanciers. Cet accord suscite toutefois des doutes et doit encore être avalisé par le président Anibal Cavaco Silva. « Je suis ravi de constater que la coalition portugaise est prête à continuer son travail, et j’ai hâte de rencontrer les nouveaux ministres », a estimé M. Dijsselbloem.
Aujourd’hui, les ministres des Finances des 28 pays de l’UE donneront leur feu vert définitif à l’entrée de la Lettonie dans l’euro. Ils doivent fixer le taux de change entre la monnaie lettone et la devise européenne, pour que Riga devienne le 18e pays de la zone euro le 1er janvier prochain.
(Source : AFP)
Les ministres des Finances de la zone euro se sont mis d’accord hier soir pour verser sous peu mais sous certaines conditions 4 milliards d’euros à la Grèce. Quelque 2,5 milliards proviendront du fonds de soutien de la zone euro et devraient être versés fin juillet, et 1,5 milliard des banques centrales européennes qui restitueront des intérêts sur la dette grecque, ont indiqué les ministres dans un communiqué à l’issue d’une réunion à Bruxelles. La tranche d’aide versée par la zone euro et le Fonds monétaire international, les créanciers du pays, s’élèvera au total à 6,8 milliards d’euros.En plus des sommes prévues rapidement, 500 millions d’euros du fonds de soutien de la zone euro et 500 millions d’euros des banques centrales seront en effet versés en octobre. À cela doivent s’ajouter 1,8...
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