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Moyen Orient et Monde - Espionnage

Le temps presse pour Snowden, qui entame sa troisième semaine à Moscou

Brasilia a été l’une des 16 bases de surveillance par satellites mises en place par les USA.
L’ex-consultant du renseignement américain Edward Snowden a entamé hier une troisième semaine dans la zone de transit d’un aéroport moscovite, dans l’attente d’un éventuel départ pour un des pays d’Amérique latine qui lui offrent l’asile. Recherché pour espionnage par les États-Unis après la révélation d’informations fracassantes sur un programme américain secret de surveillance des communications mondiales, le jeune Américain pourrait théoriquement se rendre en Bolivie, au Venezuela ou au Nicaragua, qui se sont dit prêts à l’accueillir. Le président cubain, Raul Castro, a d’ailleurs soutenu dimanche le droit de ces pays à offrir l’asile politique à ceux qui sont « persécutés pour leur idéal ou en raison de leur lutte pour les droits démocratiques ». Ce soutien est important, notamment en l’absence de vol commercial direct à partir de Moscou vers l’un des trois pays latino-américains susceptibles d’offrir l’asile à Edward Snowden, ce qui l’obligerait théoriquement à faire escale à La Havane.
L’ambassade du Nicaragua à Moscou a par ailleurs confirmé hier aux agences de presse russes avoir reçu la demande d’asile d’Edward Snowden, qui doit être examinée par le président de ce pays, Daniel Ortega, selon l’ambassadeur, Luis Alberto Molina, à l’agence ITAR-Tass. Le président du Nicaragua avait déjà déclaré vendredi qu’il était disposé à accorder l’asile à Edward Snowden. À Moscou, les ambassades de Bolivie et du Venezuela ont de leur côté déclaré n’avoir « aucune information » sur le sort de M. Snowden. Celui-ci est resté invisible depuis son arrivée le 23 juin dans la zone de transit de l’aéroport de Moscou-Cheremetievo, en provenance de Hong Kong où il s’était rendu après avoir quitté les États-Unis.
Interrogé sur le sort du fugitif américain, le porte-parole du président russe Vladimir Poutine a affirmé hier que la Russie n’était pas concernée. La Russie, qui n’a pas d’accord d’extradition avec les États-Unis, avait précédemment fait savoir qu’Edward Snowden n’avait pas officiellement franchi sa frontière, c’est-à-dire le contrôle des passeports, et qu’elle n’avait rien à lui reprocher. De nombreuses incertitudes planent cependant sur la manière dont cet informaticien, qui a vu son passeport annulé par Washington, pourrait quitter l’aéroport de Cheremetievo pour se rendre dans un pays d’accueil sans être intercepté par les Américains. L’avion du président bolivien Evo Morales avait été contraint d’effectuer une escale à Vienne, à son retour de Moscou où il était en visite la semaine dernière, plusieurs pays européens l’ayant soupçonné de ramener avec lui Edward Snowden. Cet incident a scandalisé l’Amérique latine et avant tout le président bolivien qui a déclaré samedi qu’« en signe de protestation », son pays allait accorder l’asile politique à Edward Snowden si celui-ci en faisait la demande. Les analystes ont de leur côté estimé à Moscou que le transit prolongé d’Edward Snowden avait suscité en définitive un certain embarras de la direction russe, dont les relations se sont déjà détériorées en un an avec Washington. Le quotidien russe Kommersant, citant une source au département d’État américain, a affirmé hier que si le séjour de M. Snowden devait se prolonger pendant des semaines encore, il pourrait entraîner l’annulation de la visite du président américain Barack Obama dans la capitale russe début septembre, à la veille du G20 à Saint-Pétersbourg. Moscou et Washington ont tous deux nié ces informations.
Dans ce contexte, le quotidien brésilien O Globo a rapporté hier que la capitale Brasilia a été l’une des 16 bases d’espionnage par satellite mises en place par les États-Unis, la seule en Amérique latine, citant des documents d’Edward Snowden. O Globo illustre sa page avec l’image d’un rapport présumé de la NSA datant de 2010 qui montre que des communications des missions diplomatiques du Brésil à Washington et à l’ONU ont été interceptées.
(Source : AFP)
L’ex-consultant du renseignement américain Edward Snowden a entamé hier une troisième semaine dans la zone de transit d’un aéroport moscovite, dans l’attente d’un éventuel départ pour un des pays d’Amérique latine qui lui offrent l’asile. Recherché pour espionnage par les États-Unis après la révélation d’informations fracassantes sur un programme américain secret de surveillance des communications mondiales, le jeune Américain pourrait théoriquement se rendre en Bolivie, au Venezuela ou au Nicaragua, qui se sont dit prêts à l’accueillir. Le président cubain, Raul Castro, a d’ailleurs soutenu dimanche le droit de ces pays à offrir l’asile politique à ceux qui sont « persécutés pour leur idéal ou en raison de leur lutte pour les droits démocratiques ». Ce soutien est important, notamment en...
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