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Nos lecteurs ont la parole

L’armée, seul recours après Dieu

Dr Riad JREIGE
Les événements que nous venons de vivre à Saïda, deux jours durant, ne peuvent nous laisser sans réactions. Ces événements nous rappellent, à bien des égards, ce qui s’est passé à Nahr el-Bared en 2007 avec 170 victimes du côté de l’armée, à Tripoli depuis déjà quelques mois, à Ersal et dans le Akkar en début d’année, avec son lot de victimes dans les rangs de l’armée. Ce sont les mêmes ingrédients qui sont en place, ce qui prouve qu’aucune disposition politique n’a été prise pour empêcher la récidive. Il est désolant de voir la manière dont nos soldats sont tués, avec une criminelle impunité. Cela nous rappelle, pour ceux qui ont connu cette période-là, ce qui s’était passé en 1973 avec l’assassinat de Maarouf Saad. Cet événement était considéré à l’époque comme point de départ des tragédies qui ont secoué le pays deux ans plus tard, jusqu’en 1990. Une guerre meurtrière qui avait vu le jour à cause de la dislocation de l’armée sur une base confessionnelle, prélude à la guerre civile. À Abra, à proximité de Saïda, l’armée a été attaquée de la même manière par des éléments salafistes, qu’ils s’appellent Fateh el-Islam, Jound el-Cham ou partisans de Assir, tous financés par des sources que l’on connaît et sous couverture politique locale.
Le risque de dislocation de l’armée et d’embrasement général est bel et bien réel.
Nous condamnons sévèrement cette attaque contre notre armée de la part de cet extrémiste salafiste qui faisait parler de lui déjà depuis quelques mois. Il n’est tout simplement pas possible de trouver des circonstances atténuantes à ces meurtres.
La situation en Syrie se répercute effectivement sur le Liban, au plan à la fois sanitaire et sécuritaire. Parce que les réfugiés syriens, malheureuses victimes de la guerre chez eux pour la très grande majorité, sont plutôt mal accueillis. Cela pour des raisons qui relèvent essentiellement de la saturation des capacités d’accueil du Liban et sans aide de l’étranger. D’autres réfugiés sont venus, certains par conviction, d’autres par nécessité alimentaire, gonfler les rangs des combattants de cheikh Assir. Ceux-là représentent une main-d’œuvre à moindre frais,sans aucune conviction idéologique mais drogués et embrigadés pour combattre l’armée et payés par leurs bailleurs de fonds. La politique, dès qu’elle s’en mêle pour régler les problèmes sécuritaires du pays, les rend plus aigus au lieu de les régler.
Nous n’avons pas confiance dans cette classe politique qui a laissé faire en 2007 et veut laisser faire en 2013 et demain, si elle est toujours en place, et qui laissera faire alors de nouveaux crimes contre l’armée libanaise jusqu’à ce que la fitna éclate entre sunnites et chiites, comme pour permettre à un plan diabolique de s’appliquer au Liban.
Il n’est plus envisageable que les organisations salafistes aient pignon sur rue, ni à Tripoli, ni à Saïda, ni nulle part au Liban. Il n’est plus permis qu’elles soient armées ou qu’elles puissent se regrouper derrière des mouvements du style Jound el-Cham et Fateh el-Islam qui doivent être dissoutes et leurs combattants tous traduits devant la justice militaire pour être jugés avec exécution de la sentence sans aucune clémence. Quant à Assir, ses actes doivent être très sévèrement punis.
Il fallait s’attendre donc à voir l’armée, consciente du piège qui lui était tendu et ne pouvant rien attendre des politiques en place, assumer ses responsabilités.
Nous sommes partisans d’un gouvernement militaire, seul à nos yeux capable de sauver la patrie. Vive l’armée libanaise pour que vive le Liban!

Dr Riad JREIGE
Montpellier
Les événements que nous venons de vivre à Saïda, deux jours durant, ne peuvent nous laisser sans réactions. Ces événements nous rappellent, à bien des égards, ce qui s’est passé à Nahr el-Bared en 2007 avec 170 victimes du côté de l’armée, à Tripoli depuis déjà quelques mois, à Ersal et dans le Akkar en début d’année, avec son lot de victimes dans les rangs de l’armée. Ce sont les mêmes ingrédients qui sont en place, ce qui prouve qu’aucune disposition politique n’a été prise pour empêcher la récidive. Il est désolant de voir la manière dont nos soldats sont tués, avec une criminelle impunité. Cela nous rappelle, pour ceux qui ont connu cette période-là, ce qui s’était passé en 1973 avec l’assassinat de Maarouf Saad. Cet événement était considéré à l’époque comme point de...
commentaires (1)

Tout a fait d'accord avec vous Dr. mais quand est il du Hezbollah qui est la cause principale de tous les maux du pays depuis sa naissance a ce jour? Vous vous referez a 2007 et oubliez bien vite qui y avait mis les lignes rouges et surtout la soixantaine de victimes de 2008, tout comme vous oubliez les meurtres et tous les attentas commis par lui contre l’armée, les représentants du [peuple et le peuple lui même. C'est soit de l’Alzheimer soit de la mauvaise foi. Dans les deux cas je ne vous le souhaite pas.

Pierre Hadjigeorgiou

16 h 13, le 02 juillet 2013

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Commentaires (1)

  • Tout a fait d'accord avec vous Dr. mais quand est il du Hezbollah qui est la cause principale de tous les maux du pays depuis sa naissance a ce jour? Vous vous referez a 2007 et oubliez bien vite qui y avait mis les lignes rouges et surtout la soixantaine de victimes de 2008, tout comme vous oubliez les meurtres et tous les attentas commis par lui contre l’armée, les représentants du [peuple et le peuple lui même. C'est soit de l’Alzheimer soit de la mauvaise foi. Dans les deux cas je ne vous le souhaite pas.

    Pierre Hadjigeorgiou

    16 h 13, le 02 juillet 2013

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