Le risque de dislocation de l’armée et d’embrasement général est bel et bien réel.
Nous condamnons sévèrement cette attaque contre notre armée de la part de cet extrémiste salafiste qui faisait parler de lui déjà depuis quelques mois. Il n’est tout simplement pas possible de trouver des circonstances atténuantes à ces meurtres.
La situation en Syrie se répercute effectivement sur le Liban, au plan à la fois sanitaire et sécuritaire. Parce que les réfugiés syriens, malheureuses victimes de la guerre chez eux pour la très grande majorité, sont plutôt mal accueillis. Cela pour des raisons qui relèvent essentiellement de la saturation des capacités d’accueil du Liban et sans aide de l’étranger. D’autres réfugiés sont venus, certains par conviction, d’autres par nécessité alimentaire, gonfler les rangs des combattants de cheikh Assir. Ceux-là représentent une main-d’œuvre à moindre frais,sans aucune conviction idéologique mais drogués et embrigadés pour combattre l’armée et payés par leurs bailleurs de fonds. La politique, dès qu’elle s’en mêle pour régler les problèmes sécuritaires du pays, les rend plus aigus au lieu de les régler.
Nous n’avons pas confiance dans cette classe politique qui a laissé faire en 2007 et veut laisser faire en 2013 et demain, si elle est toujours en place, et qui laissera faire alors de nouveaux crimes contre l’armée libanaise jusqu’à ce que la fitna éclate entre sunnites et chiites, comme pour permettre à un plan diabolique de s’appliquer au Liban.
Il n’est plus envisageable que les organisations salafistes aient pignon sur rue, ni à Tripoli, ni à Saïda, ni nulle part au Liban. Il n’est plus permis qu’elles soient armées ou qu’elles puissent se regrouper derrière des mouvements du style Jound el-Cham et Fateh el-Islam qui doivent être dissoutes et leurs combattants tous traduits devant la justice militaire pour être jugés avec exécution de la sentence sans aucune clémence. Quant à Assir, ses actes doivent être très sévèrement punis.
Il fallait s’attendre donc à voir l’armée, consciente du piège qui lui était tendu et ne pouvant rien attendre des politiques en place, assumer ses responsabilités.
Nous sommes partisans d’un gouvernement militaire, seul à nos yeux capable de sauver la patrie. Vive l’armée libanaise pour que vive le Liban!
Dr Riad JREIGE
Montpellier


Tout a fait d'accord avec vous Dr. mais quand est il du Hezbollah qui est la cause principale de tous les maux du pays depuis sa naissance a ce jour? Vous vous referez a 2007 et oubliez bien vite qui y avait mis les lignes rouges et surtout la soixantaine de victimes de 2008, tout comme vous oubliez les meurtres et tous les attentas commis par lui contre l’armée, les représentants du [peuple et le peuple lui même. C'est soit de l’Alzheimer soit de la mauvaise foi. Dans les deux cas je ne vous le souhaite pas.
16 h 13, le 02 juillet 2013