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Cinema- - Carnet Morose

Adieu Tony Soprano

Si l’on demande à un jeune qui a connu les séries télé des années 2000, qu’est-ce qu’un Soprano ? La réponse fuse immédiatement. Ce n’est point un interprète de chant classique à la voix aiguë, mais bel et bien un mafieux. Génie de David Chase qui, en 1999, a su donner un titre de série aussi accrocheur et énigmatique que Les Sopranos. Double génie aussi d’avoir donné des états d’âme à ce chef de gang et, plus que cela, de l’avoir mis sur un fauteuil d’analyse.
Qui était l’heureux élu pour cette série culte de la HBO qui allait devenir l’un des événements culturels les plus importants des cinquante dernières années ?, selon le New York Times. Un certain James Gandolfini, véritable habitué des seconds rôles et surtout « un géant de papier », comme le disait la chanson, un nounours qu’on aimerait traiter de Teddy Bear. Dès le début de la série, Tony Soprano regrettera la disparition des vrais mecs à la Gary Cooper, ces figures puissantes et silencieuses qui ne se plaignent jamais – « the strong, silent type ».
En apprenant à son tour sa disparition, celui qui lui offrit le rôle de sa vie, David Chase, allait dire : « James était un génie. Tous ceux qui l’ont vu dans le plus petit de ses rôles savent cela. Il est l’un des plus grands acteurs de tous les temps. Une grande part de ce génie se nichait dans ses yeux tristes. Je me souviens lui avoir dit plusieurs fois : “Tu ne t’en rends pas compte, tu es comme Mozart”. »
Cet antihéros par excellence, qui allait même être comparé à Brando (par Brad Pitt lui-même), était rentré dans la légende à cause d’une mini-série. Et de plus, par un simple hasard car le premier choix de Chase était Ray Liotta. Cruelle ironie du sort pour l’Italo-Américain qui n’a jamais oublié ses racines italiennes, Gandolfini allait effectuer sa sortie de la vie à Rome, la capitale italienne. À quelques jours du festival de Taormina en Sicile où il devait recevoir une récompense pour sa carrière.
Si l’on demande à un jeune qui a connu les séries télé des années 2000, qu’est-ce qu’un Soprano ? La réponse fuse immédiatement. Ce n’est point un interprète de chant classique à la voix aiguë, mais bel et bien un mafieux. Génie de David Chase qui, en 1999, a su donner un titre de série aussi accrocheur et énigmatique que Les Sopranos. Double génie aussi d’avoir donné des états d’âme à ce chef de gang et, plus que cela, de l’avoir mis sur un fauteuil d’analyse. Qui était l’heureux élu pour cette série culte de la HBO qui allait devenir l’un des événements culturels les plus importants des cinquante dernières années ?, selon le New York Times. Un certain James Gandolfini, véritable habitué des seconds rôles et surtout « un géant de papier », comme le disait la chanson, un nounours...
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