Catherine Zeta-Jones et Rima al-Sabah.
«C’est toujours l’une des plus agréables soirées de Washington, où l’on se retrouve, tous secteurs, partis et cultures confondus, en bonne compagnie et pour une bonne cause. Et, comme le dit le poète irlandais W.B. Yeats, “l’éducation n’étant pas le remplissage d’un seau mais l’allumage du feu”, on reconnait aujourd’hui que les femmes doivent aussi garder la torche allumée. Et certes, nos hôtes, l’ambassadeur du Koweït, cheikh Salem al-Sabah, et son épouse Rima, l’ont bien compris en œuvrant, depuis des années déjà, pour qu’aucune porte ne leur soit fermée.» Dixit Andrea Mitchell, star du petit écran et néanmoins épouse de l’ancien directeur de la Réserve fédérale, Allan Greenspan, qui, ce soir-la, jouait les maîtresses de cérémonie au gala que les al-Sabah avaient organisé en collaboration avec la American-Kuwait Foundation, en leur résidence. La soirée servait à une levée de fonds destinés à procurer des bourses à des étudiantes arabes méritantes mais financièrement défavorisées, afin de leur permettre de poursuivre des études au «Center for Contemporary Arab Studies» de l’Université de Georgetown.
L’ambassadeur du Koweït, cheikh Salem al-Sabah, et son épouse Rima, couple vedette de la vie diplomatique (ayant par ailleurs du sang libanais dans les veines, lui par sa mère Leila al-Merhebi et elle par ses deux géniteurs, les Boulos), avait pu réunir ce soir-là le Tout- Washington, à l’instar du secrétaire d’État, John Kerry, du juge de la Cour suprême, Stephen Bryer, du secrétaire de la Maison-Blanche, Denis McDonough, du sénateur Roy Blunt, du congressman John Dingell, du président de l’Université de Georgetown, John DeGioia, de l’ancien directeur de la Reserve fédérale, Allan Greenspan, ainsi que de plusieurs ambassadeurs de pays européens et arabes. Sans compter que Hollywood, qui n’a jamais hésité à leur prêter main forte, était représentée ce soir-la par Catherine Zeta-Jones,trés concernée par le sujet.
Des boursières arabes méritantes
Dans son mot d’accueil, l’ambassadeur al-Sabah, évoquant les boursières arabes méritantes, a déclaré: «Si nous soutenons les femmes dans leur effort d’affiner leur connaissance et d’apporter leur contribution à l’économie, alors elles pourront élever leurs communautés. Comme l’a dit le sénateur J. William Fulbright, l’un des fondateurs du Center for Contemporary Arab Studies, les échanges éducationnels peuvent transformer les nations en peuple, contribuant ainsi à l’humanisation des relations internationales. Un concept inhérent à John Kerry, fils d’un vétéran des Affaires étrangères et qui a toujours cultivé une perspective de globalisation. Avec dans ses bagages la maîtrise de cinq langues, il a d’abord sillonné l’Europe au plus fort de la guerre froide. Aujourd’hui, depuis la prise en charge de ses fonctions, il a déjà à son actif la visite d’une dizaine de pays européens et moyen-orientaux, œuvrant ainsi pour la paix dans le monde. Pour lui, un processus qui va de pair avec l’éducation. C’est pour cela que nous voulons lui offrir une distinction marquant cette priorité.»
« L’accès à Georgetown, une possibilité réelle »
L’importance de l’éducation n’est pas non plus étrangère à la vedette oscarisée du 7e art, Catherine Zeta-Jones, venue de Hollywood juste le temps de cette soirée. En recevant une distinction pour ses préoccupations d’ordre caritatif, elle a précisé: «C’est un honneur pour moi non seulement d’être devant la caméra, mais aussi de participer au dynamisme des études poussées dans la vie des femmes partout dans le monde.» À noter qu’elle est aussi engagée dans plusieurs associations s’occupant de l’enfance vulnérable: celle en mal de soin médicaux, ou souffrant de maltraitance et d’encadrement familial. Pour cela, on lui a remis une distinction honorifique.
Le mot de la fin était réservé au président de l’Université de Georgetown, John DeGioia, qu’un professeur de théologie avait ainsi qualifié: «Il connaît l’université de Georgetown mieux que quiconque, à part Dieu.» Pour sa part, DeGioia a fait remarquer: «Il n’y a rien de plus important pour le futur succès de cette université que notre habileté à assurer des bourses, afin que les meilleurs étudiants continuent à penser que l’accès à Georgetown est une possibilité réelle.»
Comme vont l’expérimenter les étudiantes arabes pour lesquelles tout ce beau mode s’est mobilisé en déboursant au total 1, 5 million de dollars.
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Des étudiantes arabes méritantes mais financièrement défavorisées espérons qu’ elles soient libres aussi un jour de s’ exprimer sans voiles comme leur ambassadrice . Antoine Sabbagha
14 h 55, le 20 juin 2013