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Nos lecteurs ont la parole

Les lecteurs ont voix au chapitre

La vraie résistance
Depuis près de quarante ans qu’ils vont à l’école, au travail ou au cinéma dans l’angoisse du lendemain, les Libanais ont réussi à transformer leur vie de bord du gouffre en un nouvel art de vivre. Comme s’ils étaient des gens normaux dans un pays normal, ils n’ont pas cessé d’exceller dans leur quotidien, que ce soit à l’université, en affaires ou dans les arts. Ils n’ont pas arrêté de reconstruire, de faire des projets et de les exécuter, bon an mal an. Ils ont continué de rayonner dans le monde.
Dans cette crise existentielle sans précédent que traverse le Liban, regardons autour de nous. On inaugure à tour de bras. Une profusion de nouveaux restaurants (qui ne désemplissent pas), de grandes surfaces et autres malls (où l’on se bouscule), de festivals d’été (presque «sold out» déjà), même de showrooms de voitures de luxe.
La seule, la véritable résistance souverainiste, c’est là qu’elle se manifeste.
Increvables Libanais! En attendant que certains moins Libanais deviennent moins increvables.
Avis à la société civile: bougez plus, bougez mieux devant l’apathie des uns et l’arrogance des autres.

Nohad BAROUDI

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Beyrouth, la vraie
Ce matin au chant du coq et des oiseaux, je suis sorti voir si les croissants étaient cuits chez le boulanger. Le temps était léger, calme; le coiffeur ouvrait son salon; le marchand de légumes essuyait ses pommes; les journaux du jour étaient rangés en ordre... Bucolique, cette atmosphère villageoise, non?
– Et comment s’appelle cet endroit? En fait, où habites-tu?
– À Beyrouth, tu sais Aïn el-Mreisseh.
Mais alors, «downtown», les immeubles modernes, tout ça, c’est pas Beyrouth?
S’il vous plaît Messieurs les promoteurs, architectes, affairistes, n’oubliez pas Beyrouth, la vraie, la libanaise.

Philippe DUREAU

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Piliers de la justice
Ironie du sort: tout citoyen qui se rend ces temps-ci au Palais de justice de Beyrouth peut remarquer que les principaux piliers de ce palais sont en train d’être renforcés par de nouvelles colonnes de béton, pour éviter probablement que l’édifice, encore jeune pourtant, ne s’écroule. Et si l’eau qui se trouve dans les fondations en est la principale cause, il n’est pire que l’eau qui dort car où commence le mystère finit la justice. Avec des procès en souffrance depuis des décennies sans qu’aucun juge ne tranche pour des raisons que l’on connaît, le Libanais, désespéré, se demande à quand la fin de ce calvaire?
Ces derniers temps, l’on a droit à une nouvelle forme de procès, entre l’avocat et son client, à cause de ses honoraires... Est-ce l’effritement total du pays et à tous les niveaux? Espérons que non.

Antoine SABBAGHA

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SOS! On coule
Bientôt le naufrage? Où sont-ils nos responsables pour réagir et redresser un bateau qui s’apprête, sans boussole, à s’échouer quelque part, emportant avec lui quatre millions de Libanais transformés en otages en raison de l’indifférence de leurs dirigeants?
De grâce, évitons le pire pour ce beau pays qui est le nôtre. Cessons de tordre le cou à la Constitution, que l’on essaye de déformer dans le contexte actuel avec la question sécuritaire alarmante et des institutions déjà fragilisées, qui finiront par se disloquer vu l’absence totale de toute autorité étatique. L’heure de vérité a sonné et c’est à notre président de la République qu’incombe la responsabilité de convoquer d’urgence les représentants de la scène politique afin de former un gouvernement transitoire et surtout aconfessionnel pour paver la voie à un rassemblement futur (nous l’espérons) d’union nationale et combler le vide. La situation s’aggrave à nos frontières, d’autant plus que nous refusons tout débordement de la spirale de la guerre civile qui sévit en Syrie avec l’engagement déplacé de la milice du Hezbollah. Le peuple aspire à la paix et dans ce paysage flou, sauvons notre autonomie en soutenant notre armée, unique garante de notre sécurité.

Hilda DADOURIAN

La vraie résistanceDepuis près de quarante ans qu’ils vont à l’école, au travail ou au cinéma dans l’angoisse du lendemain, les Libanais ont réussi à transformer leur vie de bord du gouffre en un nouvel art de vivre. Comme s’ils étaient des gens normaux dans un pays normal, ils n’ont pas cessé d’exceller dans leur quotidien, que ce soit à l’université, en affaires ou dans les arts. Ils n’ont pas arrêté de reconstruire, de faire des projets et de les exécuter, bon an mal an. Ils ont continué de rayonner dans le monde.Dans cette crise existentielle sans précédent que traverse le Liban, regardons autour de nous. On inaugure à tour de bras. Une profusion de nouveaux restaurants (qui ne désemplissent pas), de grandes surfaces et autres malls (où l’on se bouscule), de festivals d’été (presque «sold...
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