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Économie - Notation

S&P prive encore les États-Unis du « triple A » mais se montre plus optimiste

L’agence indique que le déficit public devrait fondre cette année, sous l’effet des coupes budgétaires et de hausses d’impôts en janvier, et creuser moins que prévu la dette abyssale du pays.

L’agence Standard and Poor’s, qui a privé les États-Unis de leur triple A en 2011, s’est montrée hier plus optimiste pour la première économie mondiale en relevant la perspective du pays de « négative » à « stable » en raison d’un recul des « risques » budgétaires.
L’agence d’évaluation financière maintient certes la note de la dette du pays à « AA+ » mais estime désormais que la probabilité d’un nouvel abaissement à « court terme » s’est quelque peu éloignée et n’est même plus d’une « chance sur trois », selon un communiqué. En août 2011, SP avait provoqué une déflagration en retirant aux États-Unis son « AAA », qui leur permettait en principe d’emprunter sur les marchés au coût minimum. L’agence sanctionnait ainsi de longs mois de blocage politique sur le relèvement du plafond de la dette, qui menaçaient de provoquer un défaut de paiement du pays.
Près de deux ans après, les coûts d’emprunt des États-Unis sont restés extrêmement bas mais la situation demeure complexe : faute d’accord politique, des coupes budgétaires massives sont entrées en vigueur en mars et le plafond de la dette doit de nouveau être relevé afin d’éviter un défaut de paiement. Dans son communiqué, SP note toutefois des « améliorations fragiles » qui ont fait reculer les « risques de dégradation » pesant sur la note de la dette. Élus républicains et démocrates sont ainsi parvenus à un compromis temporaire pour permettre à l’État de faire face à ses obligations jusqu’en septembre. Un nouvel accord bipartisan devra alors être trouvé mais SP estime que ces débats devraient se régler « sans provoquer d’interruptions brutales dans les dépenses actuelles et le service de la dette ».
L’agence note également que le déficit public américain devrait fondre cette année, sous l’effet des coupes budgétaires et de hausses d’impôts en janvier, et creuser moins que prévu la dette abyssale du pays qui atteint aujourd’hui quelque 16 700 milliards de dollars. « Nous estimons désormais que le ratio entre dette et PIB devrait rester stable dans les prochaines années, autour de 84 %, ce qui devrait donner davantage de temps aux élus de prendre des mesures pour régler les pressions liées au vieillissement de la population », se félicite SP.
Selon l’agence de notation, le système de prise de décision politique en matière budgétaire continue toutefois d’être une des « faiblesses » des États-Unis, par rapport à des pays notés « AAA ». « La capacité des élus de s’attaquer aux défis budgétaires du pays à moyen terme a reculé au cours de la décennie passée en raison de ce que nous voyons comme des attitudes de plus en plus partisanes et des visions diamétralement opposées sur la taille idéale de l’État » chez les démocrates et les républicains, détaille Standard and Poor’s.
Malgré des blocages politiques à répétition, les États-Unis continuent par ailleurs de s’appuyer sur « une économie résistante, leur crédibilité monétaire et le statut du dollar en tant que monnaie de réserve internationale », souligne l’agence. L’agence note également que la contribution du secteur privé à la croissance a été « plus forte que prévu » et souligne que l’économie américaine reste « extrêmement diversifiée », contribuant à la très forte solvabilité du pays.
La croissance du PIB américain au premier trimestre s’est établie à 2,4 % en rythme annualisé, en nette accélération par rapport au quatrième trimestre 2012. Alors que la politique extrêmement accommodante de la Banque centrale américaine (Fed) soulève des doutes sur la stabilité financière du pays, Standard and Poor’s assure, enfin, ne pas voir de « risque matériel » affaiblissant l’efficacité de ces mesures.
(Source : AFP)
L’agence Standard and Poor’s, qui a privé les États-Unis de leur triple A en 2011, s’est montrée hier plus optimiste pour la première économie mondiale en relevant la perspective du pays de « négative » à « stable » en raison d’un recul des « risques » budgétaires.L’agence d’évaluation financière maintient certes la note de la dette du pays à « AA+ » mais estime désormais que la probabilité d’un nouvel abaissement à « court terme » s’est quelque peu éloignée et n’est même plus d’une « chance sur trois », selon un communiqué. En août 2011, SP avait provoqué une déflagration en retirant aux États-Unis son « AAA », qui leur permettait en principe d’emprunter sur les marchés au coût minimum. L’agence sanctionnait ainsi de longs mois de blocage politique sur le...
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