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Liban

Les tirs se poursuivent à Tripoli en dépit du redéploiement de l’armée

La ville de Tripoli a continué de tanguer hier entre le calme relatif et la reprise des violences, sans qu’aucune raison apparente ne puisse expliquer le passage de l’un à l’autre de ces deux cas de figure.
Certes, l’armée a entamé mardi soir son redéploiement dans le quartier alaouite de Jabal Mohsen, œuvrant à démanteler barricades et fortifications, et prenant position sur les toits, en attendant de pouvoir en faire de même dans le quartier sunnite de Bab el-Tebbaneh.
Cela n’a toutefois pas empêché la reprise des affrontements en début d’après- midi, après un calme précaire qui avait régné au cours de la matinée. La courte trêve matinale, entrecoupée de quelques tirs sporadiques, a cependant permis à la troupe d’effectuer des patrouilles, insufflant une légère dose de confiance qui a encouragé les habitants à rouvrir les portes des commerces et des écoles.
Toutefois, et dès 13 heures, les tirs aux armes automatiques ont repris sur les fronts de Bab el-Tebbaneh, Bakkar, Chaarani, Rifa et Jabal Mohsen, se poursuivant tout au long de la soirée.
Dans un communiqué publié dans l’après-midi, le commandement de l’armée a haussé le ton d’un cran, affirmant que l’institution militaire « prendra de sa propre initiative toutes les mesures nécessaires pour trancher, loin des ingérences politiques, afin de mettre un terme à ce qui se passe à Tripoli ».
L’institution militaire a lancé un appel à l’adresse des citoyens, les invitant « à se plier aux mesures que les unités de l’armée ont commencé à prendre ». Et d’ajouter : « Le commandement met l’ensemble du leadership politique devant ses responsabilités pour ce qui est de la nécessité de préserver la sécurité des citoyens et celle des forces militaires chargées d’exécuter leur mission. » « Celles-ci, précise le communiqué, réagiront avec force et fermeté face à toute manifestation armée, quelle que soit son appartenance, et riposteront aux sources de tirs. »
L’armée a tenu à rappeler que la troupe avait, dès le début des troubles, « réagi avec sagesse, patience et détermination, tout en laissant une marge de manœuvre aux forces actives de la ville pour barrer la route à toute tentative d’exploitation politique et pour empêcher, dans la mesure du possible, que tombent des victimes parmi la population civile ».
« Cependant, ajoute le texte, les conditions posées de part et d’autre par les forces actives, et la poursuite des actes de violence de la part des éléments armés, toutes parties confondues, et des attaques menées contre les positions de l’armée et les soldats en déplacement venus rejoindre leur poste ont abouti à l’escalade et à un accroissement notoire du nombre de blessés et des martyrs. »
L’institution militaire a critiqué par la même occasion « certaines figures politiques qui ont lancé une campagne de dénigrement à l’encontre de la troupe en adressant des accusations irréalistes et injustifiées ».
La situation à Tripoli a d’ailleurs fait l’objet d’une rencontre qui a regroupé le chef de l’État, Michel Sleiman, le Premier ministre démissionnaire, Nagib Mikati, et le chef de l’armée, le général Jean Kahwagi, qui a informé ses interlocuteurs de l’état de la sécurité dans la capitale du Nord et du plan de déploiement de la troupe. Plusieurs officiers et responsables militaires sur le terrain, dont le chef des services de renseignements au Liban-Nord, le général Amer Hassan, sont venus se joindre à la réunion.

La ville de Tripoli a continué de tanguer hier entre le calme relatif et la reprise des violences, sans qu’aucune raison apparente ne puisse expliquer le passage de l’un à l’autre de ces deux cas de figure.Certes, l’armée a entamé mardi soir son redéploiement dans le quartier alaouite de Jabal Mohsen, œuvrant à démanteler barricades et fortifications, et prenant position sur les...

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