Enfin ! Ce n’est pas trop tôt ! Infoutus en quatre années de législature de mettre bas une loi électorale comestible, les 128 brimborions parlementaires vont finalement obtenir aujourd’hui ce dont ils ont toujours rêvé : un mandat croupion de préretraités, les doigts dans le nez et les orteils en bouquet de violette dans une paire de pantoufles-charentaises, jusqu’à la chute du dernier dentier. Le pompon serait qu’on puisse chaque année renouveler ce mini-frisson avec une petite rallonge ponctuelle, pour enfin aboutir à l’orgasme suprême : une prorogation de 15 ans renouvelables par tacite reconduction. C’est vrai quoi! Où irait le Liban s’il fallait voter à chaque fois qu’Istiz Nabeuh et ses ouailles avaient un caprice ? Au rythme des expériences qui se suivent, il serait peut-être bon d’élever le pays à la dignité de « laboratoire de stagnation appliquée ». Voilà donc la classe politique dans son ensemble condamnée à tourner un navet de 17 mois. Chaque quelque temps, on inventera une guigne à tiroirs : un coup, c’est le nouveau gouvernement, un coup c’est la politique de distanciation, un autre c’est la béchamel de Tripoli. Sans oublier depuis quelques jours l’épisode « Ôte-toi de là que je mette ma barbe » à Qousseir, en Syrie, où les islamistes des deux camps se frottent les poils sans souci de l’effet velcro. Bon, il ne reste plus qu’à trouver l’entourloupe pour reconduire dans ses fonctions le commandant de l’armée, puis dans quelques mois le président de la République après avoir prorogé les mandats du Conseil supérieur de la magistrature, du Conseil constitutionnel et du Conseil d’État. Faudra sans doute étirer aussi les conseils municipaux, allonger la durée de vie des fonctionnaires et repousser d’un siècle ou deux l’âge de la retraite. En avant toute ! Et tous dans la même mangeoire ! Miam, miam !
Enfin ! Ce n’est pas trop tôt ! Infoutus en quatre années de législature de mettre bas une loi électorale comestible, les 128 brimborions parlementaires vont finalement obtenir aujourd’hui ce dont ils ont toujours rêvé : un mandat croupion de préretraités, les doigts dans le nez et les orteils en bouquet de violette dans une paire de pantoufles-charentaises, jusqu’à la chute du dernier dentier. Le pompon serait qu’on puisse chaque année renouveler ce mini-frisson avec une petite rallonge ponctuelle, pour enfin aboutir à l’orgasme suprême : une prorogation de 15 ans renouvelables par tacite reconduction. C’est vrai quoi! Où irait le Liban s’il fallait voter à chaque fois qu’Istiz Nabeuh et ses ouailles avaient un caprice ? Au rythme des expériences qui se suivent, il serait peut-être bon d’élever le...
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