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Cinema-

À l’affiche

Un huis clos à la fois passéiste et actuel.

« 74, The Reconstitution of a Struggle »,
de Rania et Raëd Rafeï

Pas encore la guerre du Liban (qui commence historiquement en 1975), mais le feu qui couve sous la cendre. L’année 74 au Liban fut une date charnière pour ceux qui l’ont vécue. Une très belle année en ébullition culturellement, sociologiquement, économiquement et où la jeunesse marquait sa présence, mais aussi une année qui témoignait des premiers nuages, voire des orages à l’horizon. 1974 est donc l’année où un groupe d’étudiants de l’AUB ont squatté le campus, logé durant quelques semaines, interrompant les cours, prenant le bâtiment en otage pour des revendications qu’ils jugeaient nécessaires. Délogés par la suite par l’armée, ces étudiants ont au cours de ce « séjour » pacifique à l’université confronté leurs idées, fait part de leurs identités profondes et différentes l’une de l’autre.
C’est sur cet événement, point de départ du travail de Rania et Raëd Rafeï, que le film s’est construit. « Des dialogues improvisés, mais un grand travail en amont avec les personnages du film », avoue la réalisatrice.
Produit par Orjouane Productions et « interprété par des activistes et non des acteurs, le film raconte et décortique le phénomène de rébellion à huis clos. Ainsi, il était intéressant, confie Rafeï, de donner un rythme particulier – quoique lent – pour inviter le spectateur à rejouer lui-même l’époque ».
Qu’est devenu le mouvement de gauche aujourd’hui au Liban ? Qu’est-ce qu’une révolte ? Comment se constitue-t-elle ? Comment peut-elle survivre sans perdre sa propre entité ? Autant de questions que soulève ce huis clos qui n’a pas de morale ou de message à transmettre, mais dont l’objectif est de réfléchir sur cette époque méconnue encore aujourd’hui et d’ouvrir une fenêtre sur notre histoire. 74, ou la reconstitution d’une révolte est donc l’expression des jeunes à travers cette année 1974.

Metropolis Empire Sofil
« 74, The Reconstitution of a Struggle », de Rania et Raëd Rafeï Pas encore la guerre du Liban (qui commence historiquement en 1975), mais le feu qui couve sous la cendre. L’année 74 au Liban fut une date charnière pour ceux qui l’ont vécue. Une très belle année en ébullition culturellement, sociologiquement, économiquement et où la jeunesse marquait sa présence, mais aussi une année qui témoignait des premiers nuages, voire des orages à l’horizon. 1974 est donc l’année où un groupe d’étudiants de l’AUB ont squatté le campus, logé durant quelques semaines, interrompant les cours, prenant le bâtiment en otage pour des revendications qu’ils jugeaient nécessaires. Délogés par la suite par l’armée, ces étudiants ont au cours de ce « séjour » pacifique à l’université confronté leurs...
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