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Liban

Ali Eid alarmiste : La bataille de Tripoli pourrait s’étendre à tous...

Rifaat Ali Eid exposant, lors de la conférence de presse, les fragments d’obus qui ont atteint le quartier alaouite.

Lors d’une conférence de presse, le chef du Parti arabe démocrate, Rifaat Ali Eid, principal chef de guerre alaouite de Jabal Mohsen à Tripoli, a lancé une mise en garde affirmant que la situation risque d’empirer et de s’étendre à l’ensemble du pays et de toucher toutes les communautés, « sunnite, chiite, chrétienne et druze », si l’on ne parvient pas à un règlement.
Le responsable alaouite est revenu à la charge pour accuser des éléments sunnites extrémistes de participer à la bataille se déroulant au Liban-Nord. « Des dissidents de l’ASL, des membres du Front al-Nosra ainsi que des officiers, l’un jordanien et l’autre qatari, se sont constitués en réseau pour gérer la bataille au Liban-Nord. Nous nous dirigeons vers une recrudescence de la violence », a-t-il assuré.
« Nous avons dit et redit que la situation va empirer. Nous n’avons commencé à prendre part à la bataille que mardi dernier », a indiqué M. Eid, soulignant que « ce sont les groupuscules qui combattent en Syrie qui ont provoqué la bataille ». Affirmant qu’il aurait souhaité que l’État puisse trouver un règlement à la crise qui secoue la ville de Tripoli, il a ajouté : « Malheureusement, l’équation est celle de Jabal Mohsen contre Qousseir. »
Le chef du PAD a indiqué avoir poursuivi les négociations avec l’armée « durant 72 heures, alors que l’autre camp poursuivait, par le biais des médias, les appels au jihad, ce qui a poussé de nombreux takfiris dans différentes régions à rejoindre la bataille de Tripoli ».
« Je m’adresse aux personnes modérées, et non aux extrémistes, pour leur rappeler une fois de plus les mises en garde que nous avons exprimées à maintes reprises, et je répète que nous sommes avec l’État et l’armée », a-t-il affirmé.
Évoquant le nombre des victimes de l’armée – 3 tués et près de 80 blessés –, il s’est adressé aux politiques pour les avertir : « Il faut dire les choses telles quelles : tout le monde en paiera le prix, à commencer par la ville de Tripoli », qui, a-t-il dit, est devenue un abcès de fixation « pour l’ensemble des services de renseignements du monde ». « Par conséquent, a ajouté M. Eid, les responsables politiques n’ont plus aucune emprise sur qui que se soit. »
Évoquant la présence dans la capitale du Nord d’officiers étrangers syriens, jordaniens et qataris, il a souhaité que les services sécuritaires soient au courant de ces faits. « Sinon, nous sommes là pour leur remettre leurs noms », a-t-il dit en égrenant les noms des officiers et d’un homme d’affaires connu, qui, a-t-il souligné, gèrent la bataille de Tripoli. « Si je donne leurs noms, c’est pour que l’on puisse trouver un règlement, et non dans un but d’escalade », a ajouté Ali Eid. « L’armée du Front al-Nosra a-t-elle le droit d’interdire à l’armée d’entrer dans les quartiers de Bab el-Tebbaneh ? » s’est demandé le responsable alaouite.
Sur le terrain, l’un des
mokhtars alaouites de Tripoli, Ali Ajayaa, a été brièvement kidnappé hier.
Par ailleurs, au niveau du rond-point Abou Ali, un groupe de jeunes à moto a agressé l’équipe de la télévision LBCI avant de s’en prendre au matériel, brisant la caméra et détruisant la carte mémoire qui s’y trouvait. Dans un communiqué, les journalistes de Tripoli ont stigmatisé l’incident, appelant les parties au conflit à ne pas entraver leur travail.
En cours de journée également, des coups de feu ont retenti du côté de la mosquée al-Nassiri à Bab el-Tebbaneh, provoquant la panique parmi la population qui a tenté de fuir les lieux. Pris de panique, le conducteur d’une jeep a heurté deux piétons de la famille Aaloukeh, qui ont été transportés à l’hôpital.
Enfin, place Tinal, des inconnus à moto ont tiré sur le dénommé Mou’men Fayçal el-Misri, le blessant au pied et à la main.

 

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Lors d’une conférence de presse, le chef du Parti arabe démocrate, Rifaat Ali Eid, principal chef de guerre alaouite de Jabal Mohsen à Tripoli, a lancé une mise en garde affirmant que la situation risque d’empirer et de s’étendre à l’ensemble du pays et de toucher toutes les communautés, « sunnite, chiite, chrétienne et druze », si l’on ne parvient pas à un règlement.Le...
commentaires (2)

Surtout à lui !

Antoine-Serge KARAMAOUN

03 h 56, le 30 mai 2013

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Commentaires (2)

  • Surtout à lui !

    Antoine-Serge KARAMAOUN

    03 h 56, le 30 mai 2013

  • comme d'habitude c'est toujours les Alaouites, la Syre et l'Iran, qui attaque à Tripoli, mais les salafistes font ce qui veulent c'est eux qui commencent les attaques. ils interdisent à l'armée de rentrer dans les quartiers sunnites, et tirent sur les soldats mais ou ils sont les défendeurs, les souverainistes, les pourfandeurs , ils disent rien, ils le défendent, on voit ou va leur médiocrité et leur trahison

    Talaat Dominique

    12 h 40, le 29 mai 2013

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