Le président de la Chambre s’entretenant avec M. Murr. Photo Hassan Ibrahim
S’exprimant dans une déclaration à la presse à l’issue d’un entretien à Aïn el-Tiné avec le président de la Chambre, Nabih Berry, M. Murr a toutefois évité de se prononcer de façon explicite sur la durée de la prorogation de la législature. « Pour moi, M. Berry représente une référence essentielle dans le pays, notamment à l’ombre de la complexité actuelle des dossiers politiques, y compris ceux des élections et de la loi électorale », a déclaré M. Murr.
« La position de M. Berry est claire. Il l’a déjà annoncée et il continue de l’annoncer. Il ne veut pas que le pays parvienne à une phase de vide constitutionnel, que les mandats des institutions expirent et qu’il ne reste plus d’institutions. Il déploie tous les efforts possibles pour parvenir à la solution qui nous épargnerait ce vide. Nous avons discuté de nombreuses propositions qui, toutes, vont dans ce sens. Si Dieu le veut, il y aura du nouveau dans les deux jours qui viennent, mais pour l’instant, il n’y a pas encore d’accord », a-t-il dit.
Interrogé sur le point de savoir s’il était favorable à la proposition de prorogation de la législature pour une durée de deux ans, présentée par Nicolas Fattouche, ministre d’État sortant pour les Affaires du Parlement et député de Zahlé, M. Murr a répondu : « Je suis pour la tenue des élections à la date prévue, conformément aux règles constitutionnelles. C’est pour cette raison que je m’apprête à présenter ma candidature demain (aujourd’hui) afin de prouver que je suis avec le déroulement des élections le plus tôt possible. Mais pour ce qui est de la prorogation telle qu’elle est proposée, s’il s’agit d’un délai supplémentaire pour permettre un accord sur une loi électorale consensuelle, je n’y serai pas opposé. Faute de quoi, je suis pour la tenue des élections. »
Signalons que le député du Metn a été reçu par la suite par le président de la République, Michel Sleiman.

