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Nos lecteurs ont la parole

La première dimension

Par Joe ACOURY
Quand Adam découvre le ciel et un jardin, Ève apparaît. Ce paradis n’a pas suffi. Il succombe au choix et loupe à vie la grâce de la gratuité. En tournant le dos à Dieu et à la dimension de l’ici et du maintenant, il mange de l’arbre de la « connaissance », ce symbole du fruit interdit si attractif.
Les générations vont désormais suer, souffrir, se faire la peau dure pour cohabiter avec l’épine. Gagner et apprécier la rose viendront plus tard. L’élément naturel devient dès lors l’étape à dépasser, malgré la splendeur de la forme et du contenu. On cherche à réconcilier nos aspirations en les adaptant au quotidien et à doser nos exigences par rapport aux « manques ».
Au XXIe siècle, la terre, toujours fidèle au rendez-vous, reçoit ses locataires mais avec des rides et des séismes qui fissurent le corps. Les signes d’une usure accélérée par le comportement irrespectueux de ses habitants confirment un dramatique impact du changement climatique. Il touche l’air, le sol et l’eau.
L’équilibre respiratoire, la qualité nutritionnelle sont atteints.Les maladies, dont le cancer, sont le produit façonné par la main de l’intelligence humaine. Elle œuvre paradoxalement à découvrir le meilleur des remèdes aux travers de médecines différentes et/ou complémentaires.
La qualité du rapport humain baisse. Au nom de la culture le savoir demeure ancré dans ce même arbre. La logique du rationnel empêche le nécessaire processus de ce qui constitue «l’intelligence émotionelle ».
La bouteille de ketchup devient l’indispensable saveur inhérente au geste pratique de servir, à la place d’une sauce au goût naturel.
Ainsi, la globalisation va subtilement devenir, au nom de la vitesse programmée, un « booster » de nos interactions. En favorisant l’instantané, l’élan nous installe dans des critères «relationnels», dynamiques, basés sur :
– La priorité du mot, de la parole, de l’image, des réponses et/ou silences conséquents. On finit par oublier que la pensée émane initialement du naturellement dit inséparable des gestes du corps.
– L’abaissement du «je», à un mot abrévié et par la réponse donnée. Cependant le « moi » spécifique à l’identité humaine manifeste sa dimension unifiée par ses aspects ; corporel, mental et émotionnel lors du face-à-face.
– La caricature du vécu, transmis avec les lettres et les signes figuratifs d’un clavier. Ils seront représentatifs de l’humeur d’une personne.
Curieusement, alors que notre monde arrive tout juste à se mettre debout sur un sol parkinsonien, le besoin affectif se traduit par un appel à :
– Considérer le temps et la patience comme les éléments respectueux de ce qui existe.
– Réconcilier les besoins inhérents de chacun pour rééquilibrer ce jardin intérieur épuisé des tracas de la « mentalisation» effrénée. Celle qui pense avoir une réponse à tout.
– Permettre l’exploration du dialogue avec la fibre du cœur peut illuminer, comme une encyclopédie qu’on découvre sans oser déchirer la page qui parle de l’humain.
En priant les yeux au ciel que le nucléaire n’explose pas par une arrogance intellectuelle de faux calculs ou d’un doigt pressé sur le bouton, interdit.
Du premier homme jusqu’au bébé qui vient de naître, rien de changé à part la standardisation. Elle pourrait lui coûter son humanisme.
Quand Adam découvre le ciel et un jardin, Ève apparaît. Ce paradis n’a pas suffi. Il succombe au choix et loupe à vie la grâce de la gratuité. En tournant le dos à Dieu et à la dimension de l’ici et du maintenant, il mange de l’arbre de la « connaissance », ce symbole du fruit interdit si attractif.Les générations vont désormais suer, souffrir, se faire la peau dure pour cohabiter avec l’épine. Gagner et apprécier la rose viendront plus tard. L’élément naturel devient dès lors l’étape à dépasser, malgré la splendeur de la forme et du contenu. On cherche à réconcilier nos aspirations en les adaptant au quotidien et à doser nos exigences par rapport aux « manques ».Au XXIe siècle, la terre, toujours fidèle au rendez-vous, reçoit ses locataires mais avec des rides et des séismes qui fissurent...
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