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Liban

« Régime Dukan » de Ziyad Makhoul : la réponse du général Émile Lahoud

Nous avons reçu du bureau de presse du général Émile Lahoud, ancien président de la République libanaise, un droit de réponse suite à l’article « Régime Dukan » publié le samedi 18 mai sous la signature de Ziyad Makhoul.


« Que l’opposition du 14 Mars soit “la plus sotte du monde” est un jugement que nous pouvons éventuellement partager, mais dont nous nous gardons, par respect des droits d’auteur, d’en réclamer la paternité. Nous aurions certainement préféré un autre qualificatif, plus pertinent. M. Makhoul est tout à fait libre d’exprimer son opinion sur cette opposition. Par contre, son affirmation que “l’erreur fondamentale, fondatrice même, en 2005 a été pour le 14 Mars de ne pas déloger Émile Lahoud de Baabda”, concluant sa tribune par cette opinion hâtive sans relation aucune avec le contenu de son article, manque atrocement de vérité historique et d’objectivité. En effet, il ne s’agissait pas d’une erreur mais d’une reconsidération d’une décision prise par le 14 Mars à l’époque d’attaquer le palais par la force des armes. Cette décision a été même parrainée par un éternel présidentiable maronite qui encourageait ses interlocuteurs français à avaliser cette action...


Le président de la République avait à l’époque averti le commandant en chef de l’armée et le patriarche maronite que le palais, symbole de la souveraineté et de l’unité nationale, ne tombera pas et que le mandat présidentiel sera assuré jusqu’à la dernière minute. Le patriarche maronite est ainsi intervenu pour que l’assaut ainsi projeté, de la manière la plus vile qui soit, n’ait pas lieu, le locataire des lieux ayant décidé de défendre le palais à son corps défendant. L’erreur “fondamentale et fondatrice”, selon les dires de M. Makhoul, était bel et bien d’attaquer le palais pour en déloger le président de la République. La détermination de ce dernier, l’engagement de la garde présidentielle à défendre la légitimité présidentielle ont mis fin à un complot ourdi contre le Liban lui-même, son unité et sa cohésion nationales. La vérité doit être rétablie sur les faits de cette époque, afin d’éviter que des plumes ne déforment la pesanteur des faits. Le bureau de presse du président Émile Lahoud invite vivement et sincèrement M. Makhoul ainsi que d’autres chroniqueurs désireux de retracer les faits de l’époque à prendre contact avec les personnes concernées dans ce bureau afin de compléter ou d’ajuster les faits laissés, par la suite, à leur appréciation. »

Nous avons reçu du bureau de presse du général Émile Lahoud, ancien président de la République libanaise, un droit de réponse suite à l’article « Régime Dukan » publié le samedi 18 mai sous la signature de Ziyad Makhoul.
« Que l’opposition du 14 Mars soit “la plus sotte du monde” est un jugement que nous pouvons éventuellement partager, mais dont nous nous gardons, par respect des droits d’auteur, d’en réclamer la paternité. Nous aurions certainement préféré un autre qualificatif, plus pertinent. M. Makhoul est tout à fait libre d’exprimer son opinion sur cette opposition. Par contre, son affirmation que “l’erreur fondamentale, fondatrice même, en 2005 a été pour le 14 Mars de ne pas déloger Émile Lahoud de Baabda”, concluant sa tribune par cette opinion hâtive sans relation aucune avec le...
commentaires (6)

Lahoud? c'est qui?connais pas.je connais un sénateur La Hood aux USA,un Robin HOOD(çà veut dire voleur des bois,en vrai c'était un enfoiré),mais Lahoud,non...çà ne me dit rien.

GEDEON Christian

15 h 10, le 21 mai 2013

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Commentaires (6)

  • Lahoud? c'est qui?connais pas.je connais un sénateur La Hood aux USA,un Robin HOOD(çà veut dire voleur des bois,en vrai c'était un enfoiré),mais Lahoud,non...çà ne me dit rien.

    GEDEON Christian

    15 h 10, le 21 mai 2013

  • Roûh yâ Ziad, yâ jabal mathézzak rîhâ !

    Antoine-Serge KARAMAOUN

    13 h 50, le 21 mai 2013

  • Lahoud ose encore parler?? Mais c'est (entres autres) la honte de notre pays..Lui qui a ordonné de tabasser les jeunes qui manifestaient pacifiquement en 2001, lui qui fut ( et l'est toujours) le soldat soumis aux ordres de la famille Assad, lui qui passait son temps à nager à Kaslik alors que le pays était régi, géré par les moukhabarat syriens, les Addoum, les Jamil sayyed et consors... Il ose encore pointer le bout du nez ? ..Ce fut un honneur pour Lahoud que M Makhoul ait cité son nom, quelque soient les termes ou contextes choisis par l'auteur....Normalement, Lahoud doit faire partie des "oubliés" de l'Histoire. Je dis "oubliés" juste par politesse. Pour ne pas utiliser un autre terme. Bravo et Merci aux journalistes qui font leur devoir et leur boulot correctement sachant qu'à l'époque de Lahoud, les journalistes patriotiques étaient harcelés, emprisonnés et menacés..Faut il le rappeler à Lahoud ?

    jean-Pierre EL KHOURY

    11 h 24, le 21 mai 2013

  • Nous étions plus d'un million de libanais prêts a monter a Baabda et avions pour seule arme le drapeau libanais en main. Je comprends que Mr Lahoud ai cru que nous étions armés : pour lui le drapeau national est une arme dangereuse lorsqu'elle est portée par ceux qui voulaient le chasser et le renvoyer à Damas, chez ses commanditaires.

    Saleh Issal

    10 h 22, le 21 mai 2013

  • Le Droit de réponse de mr Lahoud devient le Droit de mentir. Droit qu'il a eu pendant tout son mandat et qu'il continue d'exercer plutôt pitoyablement.

    Saleh Issal

    10 h 17, le 21 mai 2013

  • 1-Il n'a jamais été question d'attaquer le palais présidentiel "par la force des armes", mais de concentrations et de manifestations semblables à celles de la Place des martyrs. 2-Ce ne fut pas seulement l'erreur du 14 Mars de ne pas y avoir procédé. Ce fut l'unique erreur que le patriarche Sfeir a commis de sa vie de ne pas accepter une telle méthode. 3-Si la démission du président avait eu lieu, le Liban serait entré en une voie salutaire jusqu'à ce jour.

    Halim Abou Chacra

    03 h 45, le 21 mai 2013

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