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Liban - L’Éclairage

Les élections en septembre-octobre, selon la « 1960 » amendée

N’en déplaise à tous les sceptiques, et ils sont nombreux, les élections législatives auront bien lieu cette année, après un report « technique » de quelques mois. Voilà ce qu’on affirme de sources politiques concordantes, en tenant compte des messages et des « conseils » transmis ces derniers temps par tous les visiteurs occidentaux de passage à Beyrouth.
Le scrutin doit avoir lieu selon les règles et de manière à ne pas bousculer le calendrier constitutionnel : telle est, en substance, la teneur du message occidental, qui n’entre évidemment pas dans le détail des formules de lois électorales.
Et ce message ajoute quelque chose de fondamental : au cas où les élections n’auraient pas lieu (entendre dans l’année) et qu’il n’y aurait pas d’alternance au pouvoir, cela se répercutera négativement sur l’image de l’État libanais, et ce dernier perdra la confiance de la communauté internationale, ce qui, très concrètement, mènera à l’arrêt de toute aide financière et de toute forme de soutien international. Un visiteur est même allé jusqu’à prévoir que le Liban pourrait, le cas échéant, être classé parmi les « États faillis ».
Or la classe politique libanaise paraît avoir finalement saisi la gravité de la chose et compris le sens du message, après avoir sérieusement envisagé une prorogation substantielle (de deux ans au moins) de la législature en place, dans le but d’attendre les développements dans un sens ou dans l’autre en Syrie.
À ce propos, d’ailleurs, les visiteurs étrangers s’attardent sur un autre aspect, à savoir l’implication grandissante du Hezbollah en Syrie, face à laquelle ils ne dissimulent guère leur étonnement. Comment le parti chiite peut-il contrecarrer à ce point la politique officielle de distanciation décrétée par le gouvernement sortant ? Comment peut-il tout autant renier l’aval donné à la déclaration de Baabda par son propre représentant à la conférence de dialogue, Mohammad Raad, sachant que cette déclaration prône la neutralité du Liban face aux axes régionaux ? Ces interrogations et d’autres sont de plus en plus fréquentes. Un visiteur a même demandé à un responsable du Hezbollah s’il ne craignait pas des représailles des rebelles syriens dans les régions d’influence du parti au Liban.
Mais pour en revenir à la question électorale, un ministre du gouvernement sortant assure que le scrutin aura lieu à l’automne prochain (en septembre ou en octobre) et qu’il se déroulera sur la base de la loi de 1960 assortie de quelques amendements.
Selon ce ministre, il y aura eu bien sûr auparavant une prorogation à caractère technique de la législature, celle-ci venant à expiration le 20 juin prochain. Mais cette prorogation n’interviendra qu’après l’accord définitif sur la 1960 amendée et la fixation de la date des élections. Le 14 Mars, le courant du Futur en particulier, refuse en effet d’avaliser tout projet de prorogation qui ne serait pas précédé d’un accord sur la loi électorale et sur la date de la tenue du scrutin. Et en tout état de cause, autant le 14 Mars que le CPL du général Michel Aoun rejettent toute prorogation de la législature de l’ordre d’un ou de deux ans, comme l’auraient souhaité le Hezbollah, le mouvement Amal et le PSP.
Pourquoi ce retour à la loi de 1960 ? Simplement parce que, à une date aussi rapprochée des élections, aucun camp ne peut accepter une formule nouvelle qui ne lui donnerait pas la majorité à la Chambre. Au moins, avec la loi de 1960, on est plus ou moins sûr d’une chose : aucun des deux grands camps n’est en mesure d’avoir la majorité absolue, les centristes (essentiellement le bloc joumblattiste) étant appelés à détenir le pouvoir de faire pencher la balance dans un sens ou dans l’autre.
N’en déplaise à tous les sceptiques, et ils sont nombreux, les élections législatives auront bien lieu cette année, après un report « technique » de quelques mois. Voilà ce qu’on affirme de sources politiques concordantes, en tenant compte des messages et des « conseils » transmis ces derniers temps par tous les visiteurs occidentaux de passage à Beyrouth.Le scrutin doit avoir lieu selon les règles et de manière à ne pas bousculer le calendrier constitutionnel : telle est, en substance, la teneur du message occidental, qui n’entre évidemment pas dans le détail des formules de lois électorales.Et ce message ajoute quelque chose de fondamental : au cas où les élections n’auraient pas lieu (entendre dans l’année) et qu’il n’y aurait pas d’alternance au pouvoir, cela se répercutera négativement...
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