Tammam Salam conférant avec Angelina Eichhorst. PhotoDalati et Nohra
À l’issue de la réunion, ils ont fait paraître un communiqué conjoint dont voici le texte :
« Nous avons eu une réunion constructive avec le président Nabih Berry. L’Union européenne et les Nations unies ont constamment souligné l’importance du processus électoral au Liban et ont beaucoup œuvré à le soutenir depuis 2005, de différentes manières. Lors de notre réunion, nous avons salué tous les efforts qui ont été effectués pour parvenir à un accord sur la loi électorale. »
« Nous avons réaffirmé au président Berry notre soutien ferme et continu pour la tenue rapide des élections conformément à la Constitution et aux standards internationaux, ainsi que notre espoir que le processus en cours aboutira à ce résultat, poursuit le texte. Nous réitérons l’importance que revêtent les élections pour la stabilité et la confiance dans le pays, ainsi que pour surmonter les défis urgents auxquels le Liban est confronté aujourd’hui. »
Par ailleurs, Derek Plumbly et Angelina Eichhorst ont été reçus, successivement, par le Premier ministre désigné, Tammam Salam. Le coordonnateur spécial de l’ONU a souhaité la formation « le plus rapidement possible » du nouveau gouvernement et souligné « les grandes responsabilités » conjointes du Liban et de l’ONU pour faire face au problème des réfugiés et à ses conséquences sécuritaires, « des tâches qui concernent l’ONU ».
Pour sa part, Mme Eichhorst a rappelé que l’Union européenne est « un partenaire fort du Liban » et qu’elle n’épargnera aucun effort pour assurer son essor dans tous les domaines, avec un souci particulier pour « la jeunesse libanaise ».
L’adjoint d’Ahmadinejad
Par ailleurs, le président de la Chambre a reçu hier Mohammad Réda el-Din, adjoint du président iranien, en visite au Liban. Le responsable iranien a plaidé en faveur de « relations privilégiées entre l’Iran et le Liban », et souligné que l’Iran a toujours défendu « l’unité du peuple libanais ».
Abordant la situation en Syrie, il s’est félicité de la concordance de points de vue entre le Liban et l’Iran sur la nécessité de régler la crise syrienne « par le dialogue » entre le régime et l’opposition. Il a cependant déploré « l’appui que des pays occidentaux et non occidentaux apportent aux éléments armés et aux terroristes » en Syrie. Les États-Unis et Israël se tiennent derrière la perpétuation de la violence en Syrie, a-t-il tranché, « avec les risques de propagation de la discorde religieuse » qui la marque.
Adnane Kassar
Pour en revenir au président du Conseil désigné, il a reçu également hier le président des organismes économiques, Adnane Kassar, qui lui a transmis « les inquiétudes des milieux économiques quant aux conséquences du marasme politique qui se prolonge ». M. Kassar a plaidé en faveur de la formation d’un « gouvernement représentatif de toutes les composantes de la société politique », dans le but de permettre au Liban « de faire face aux dangers internes et externes » qui le menacent. Il a demandé à toutes les formations politiques de « faciliter la tâche » de M. Salam pour sortir le Liban de son « immobilisme ».
Enfin, M. Salam a reçu les deux anciens ministres Salim Wardy et Tony Karam, mandatés par M. Geagea pour parler du gouvernement.

