Des clans, des tribus, des familles, des turbans, des soutanes et... les benêts de la politique qui font danser ce beau linge. « Nos frères chrétiens », « nos frères musulmans », qu’ils disent... pour ensuite s’insulter en catiminette et se savonner mutuellement la planche. On pourrait faire remarquer que ce sont en général les plus obtus qui usent de ce cliché, car enfin, quel besoin d’affubler un individu du titre de « frère » au seul prétexte de son label confessionnel, si ce n’est pour exhiber sa différence ? Un vrai frangin, ça ne se présente pas. On ferme sa gueule et tout le monde le sait...
Sauf que cette règle ne s’applique pas à tous. Notamment et surtout aux trois briscards chrétiens qui se partagent encore les derniers lécheurs parmi les Jésus-Marie-Maroun libanais. Et pour cause, chacun des trois rigolos veut devenir chef tout seul : le Tondu de Meerab, à titre de compensation parce qu’il a sué sang et eau pour faire avaler au Barbichu des sables le projet abstrus de loi électorale mixte ; le papounet Gemayel, qui a semé in extremis les peaux de banane et réussi un gros gloubiboulga en espérant que ses rivaux viendraient s’y étaler ; l’ayatollah Orangina enfin, parce qu’il pense propulser les chrétiens dans la modernité en troquant une loi arriérée datant de 1960 contre un texte prônant un véritable apartheid électoral. Du moins, c’est ce qu’il tente de faire gober à ses électeurs.
En attendant, et pour amuser le bouseux, on lui fabrique des énigmes qui donnent la chair de poule, du genre : que va manger Istiz Nabeuh avant de se pointer au Parlement ce matin ? Ou encore : le Signoret va-t-il enfiler un caleçon propre pour l’occasion ? Les ploucs, à genoux, en tremblent d’émotion.
Ainsi va le pays, de crocs-en-jambe en croche-pieds. Les coups tordus se ramassent à la pelle... les souvenirs et les regrets des niaiseux aussi ! D’où cette deuxième règle qui devrait rassurer les chrétiens locaux sceptiques quant à leur identité : le Libanais reste un Arabe, même s’il fait le signe de la croix.
gabynasr@lorientlejour.com
Sauf que cette règle ne s’applique pas à tous. Notamment et surtout aux trois briscards chrétiens qui se partagent encore les derniers lécheurs parmi les Jésus-Marie-Maroun libanais. Et pour cause, chacun...


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef