Notre collègue Michel Hajji Georgiou recevant l’écusson qui lui a été remis, de la part du député Dory Chamoun, par M. Michel Moawad (au centre), et les chefs des organisations estudiantines et des représentants de la jeunesse du 14 Mars, de gauche à droite, Karim Rifaï, Riad Tok, Sara Assaf, Youssef Abdelnour (à l’arrière-plan) et Simon Dergham. Photo Marwan Assaf
Rendre hommage à la presse « libre et sincère » – pour reprendre les propres termes du député Dory Chamoun – à l’occasion de la fête des Martyrs de la presse, célébrée le 6 mai de chaque année : telle est la louable initiative prise par le Parti national libéral qui a organisé mardi soir à l’hôtel Printania de Broummana une émouvante cérémonie pour évoquer, d’abord, le souvenir des deux martyrs de la presse assassinés lors de la révolution du Cèdre, Gebran Tuéni et Samir Kassir, et pour rendre aussi un vibrant, et bien mérité, hommage à trois ténors, trois symboles de la presse écrite et de l’information audiovisuelle – May Chidiac, notre collègue Michel Hajji Georgiou et Ghayyath Yazbeck, directeur des programmes politiques de la MTV – qui se sont distingués ces dernières années par leur engagement et leur combat sans relâche, sans compromission en faveur de la liberté d’expression, de la défense des droits de l’homme, et des libertés publiques et individuelles, sous leurs différentes formes, loin de la violence physique et morale, ou encore des pratiques d’une censure aveugle et rétrograde.
C’est en présence d’une foule de personnalités du monde politique (notamment de figures des différentes composantes du 14 Mars), de journalistes et de représentants de la société civile que le PNL a ainsi honoré, sous la houlette du leader du PNL, le député Dory Chamoun, nos consœurs Michèle Tuéni, en souvenir de Gebran Tuéni, et Gisèle Khoury, en souvenir de Samir Kassir, ainsi que May Chidiac, pour son infatigable persévérance dans la défense des libertés publiques en dépit des insoutenables épreuves qu’elle a endurées à la suite de l’attentat aux explosifs dont elle a été la cible en septembre 2005. Un hommage non prévu au programme a en outre été rendu à la mémoire de Pierre Sadek, dont l’épouse était présente dans la salle. À l’instar de nos consœurs May Chidiac, Gisèle Khoury et Michèle Tuéni, elle devait recevoir un écusson décerné par le leader du PNL.
Notre collègue Michel Hajji Georgiou a été honoré pour son inlassable et tenace combat en faveur de la liberté d’expression et de la lutte contre toute forme de violence visant les journalistes et les médias. Geste hautement symbolique, et en signe de reconnaissance pour le combat soutenu qu’il menait sur ce plan dans les milieux estudiantins lorsqu’il était jeune journaliste et qu’il faisait ses premiers pas dans le métier, Michel Hajji Georgiou a eu droit à un hommage marqué que lui ont rendu les chefs des organisations estudiantines et les représentants de la jeunesse du 14 Mars – Michel Moawad en tête, en sa qualité de plus jeune ténor du directoire du 14 Mars – qui lui ont remis ensemble, dans un geste collectif, l’écusson offert pour l’occasion par le leader du PNL.
Quant à notre confrère Ghayyath Yazbeck, l’écusson lui a été remis par le chef du régional du Metn au PNL, Camille Alfred Chamoun, en hommage à sa persévérance dans la défense des libertés individuelles à l’époque de la fermeture de la MTV, en 2002, et de la campagne de répression menée alors par l’appareil sécuritaire libano-syrien contre les journalistes et reporters de la chaîne. À travers Ghayyath Yazbeck, c’est ainsi à l’ensemble de l’équipe de la MTV que le PNL a tenu à rendre hommage. Une manière de dénoncer sans équivoque toute tentative de réprimer la liberté de la presse...
C’est d’ailleurs cet aspect précis que M. Dory Chamoun a mis en évidence dans l’allocution qu’il a prononcée au terme de la cérémonie. « Nous avons tenu à rendre hommage à la presse sincère et libre, et j’insiste sur ces qualificatifs, car il existe malheureusement dans le pays une presse qui n’est pas sincère et libre », a notamment souligné le leader du PNL qui a mis l’accent dans ce cadre sur l’importance cruciale du rôle des journalistes libres à l’ombre de la conjoncture délicate et complexe à laquelle est confronté le pays depuis de nombreuses années.
Pour mémoire


