En Jordanie, pays gardien des lieux saints musulmans à Jérusalem, les députés ont voté pour exiger le renvoi de l’ambassadeur d’Israël et le Premier ministre Abdallah Nsour a dénoncé les « violations israéliennes » en citant la détention du mufti et le projet « de permettre à des colons juifs extrémistes de pénétrer sur le site de la mosquée d’al-Aqsa ». Le ministère israélien des Cultes veut en effet proposer au gouvernement « d’amender la loi » afin de permettre aux fidèles juifs de prier sur l’esplanade, qui est le « mont du Temple » pour les juifs. « Nous voulons que les juifs qui désirent prier sur place puissent le faire », a expliqué le directeur du ministère, Elhanan Glat, devant une commission parlementaire. La loi israélienne autorise les juifs à prier sur l’esplanade, mais s’en remet à la police pour en apprécier l’opportunité.
Dans les faits, de telles prières sont interdites et cette situation perdure depuis qu’Israël a pris le contrôle de Jérusalem-Est lors de la guerre des Six-Jours en juin 1967, un événement célébré hier par Yom Yeroushalayim (le Jour de Jérusalem). Lors du discours officiel, le ministre de la Défense Moshé Yaalon a répété que « Jérusalem, dans tous les scénarios à venir, restera pour l’éternité la capitale de l’État d’Israël ». Des dizaines de milliers de jeunes venus de tout le pays avec des drapeaux israéliens se sont rassemblés à travers la ville pour marcher jusqu’au Mur des lamentations, haut lieu du judaïsme, principal vestige du second Temple juif détruit par l’Empire romain en l’an 70.
De leur côté, une centaine de Palestiniens brandissant des drapeaux palestiniens et scandant le refrain de l’hymne palestinien et « Ni Est ni Ouest, Jérusalem est arabe » se sont réunis devant la porte de Damas, un des accès à la Vieille Ville. « Je suis ici pour rappeler au monde qu’il y a des Palestiniens à Jérusalem et que nous refusons la réunification de la capitale de la Palestine », a dit un jeune manifestant. La police israélienne à cheval a dispersé les manifestants procédant à 20 arrestations en confisquant les drapeaux. Par ailleurs, cinq jeunes juifs ont été appréhendés dans la Vieille Ville après avoir lancé des insultes antiarabes, a précisé la police. Des milliers de policiers avaient été déployés dans et autour de Jérusalem et de la Vieille Ville.
(Source : AFP)


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine