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Économie - Allemagne

Berlin assouplit sa position sur l’union bancaire

Schäuble estime que l’UE avait besoin de changements institutionnels à moyen terme mais ne devait pas attendre cette échéance pour régler ses problèmes actuels.

Le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble a déclaré hier que l’union bancaire devait « vite » être menée à bien. Jorge Guerreo/AFP

Le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble s’est prononcé hier pour une mise en œuvre rapide de l’union bancaire européenne sur la base des traités existants, dont celui de Lisbonne, revenant ainsi sur des propos tenus en avril.
Les dirigeants de l’Union européenne se sont mis d’accord en juin 2012, sur la création d’un superviseur unique pour la zone euro, sous l’égide de la Banque centrale européenne (BCE), et la mise en place d’un mécanisme de « résolution » destiné à gérer le démantèlement éventuel d’établissements en grande difficulté. Wolfgang Schäuble avait jugé nécessaire en avril une réforme du traité de Lisbonne, signé en 2007, afin de poser « des bases juridiques solides et incontestables » pour l’union bancaire. Cette prise de position avait été critiquée des responsables de l’UE et de pays comme la France. Depuis, le ministre allemand a sensiblement assoupli son discours. « C’est un projet prioritaire », a-t-il ainsi déclaré hier devant des universitaires à Berlin, aux côtés de son homologue français Pierre Moscovici. Le ministre allemand a estimé que l’UE avait besoin de changements institutionnels à moyen terme mais ne devait pas attendre cette échéance pour régler ses problèmes actuels. « Nous devons faire au mieux sur la base des traités actuels, et si on n’y parvient pas institutionnellement, eh bien nous travaillerons entre gouvernements ou même à un niveau bilatéral », a déclaré Wolfgang Schäuble. Il a ajouté que l’union bancaire devait « vite » être menée à bien. Ces propos ont été salués à Paris par François Hollande, qui a rappelé que, pour la France, il était essentiel de mettre en œuvre l’union bancaire sans changer les traités. « Il pouvait y avoir une réserve de la part de l’Allemagne dès lors qu’elle ne souhaitait pas que cela puisse modifier son organisation institutionnelle », a admis le président français. Il a précisé que Paris avait donné « toutes les garanties qu’il n’en serait rien ».

Flexibilité
De son côté, Pierre Moscovici a plaidé pour une poursuite des efforts de réduction de la dette publique mais « à un rythme qui préserve les perspectives de croissance ». Il a loué le rôle positif de la Banque centrale européenne (BCE) dans la gestion de la crise de l’euro, en notant qu’elle avait su calmer les marchés et améliorer les liquidités. Le ministre français a estimé que l’Allemagne devait savoir faire montre de « flexibilité » et ne pas seulement se focaliser sur la discipline et les règles.
La chancelière allemande Angela Merkel, candidate à un troisième mandat lors d’élections législatives prévues en septembre, dit régulièrement que des mesures d’austérité sont nécessaires pour résoudre la crise de la dette de la zone euro. L’Allemagne, première économie du continent européen, craint que le projet d’union bancaire l’oblige de facto à contribuer au financement du sauvetage des établissements en difficulté. Christine Lagarde, directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), a par ailleurs pressé hier les différents pays de l’UE à progresser plus rapidement vers la mise en œuvre de l’union bancaire, estimant que « tous les acteurs doivent se trouver autour de la table ».

(Source : Reuters)
Le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble s’est prononcé hier pour une mise en œuvre rapide de l’union bancaire européenne sur la base des traités existants, dont celui de Lisbonne, revenant ainsi sur des propos tenus en avril.Les dirigeants de l’Union européenne se sont mis d’accord en juin 2012, sur la création d’un superviseur unique pour la zone euro, sous l’égide de la Banque centrale européenne (BCE), et la mise en place d’un mécanisme de « résolution » destiné à gérer le démantèlement éventuel d’établissements en grande difficulté. Wolfgang Schäuble avait jugé nécessaire en avril une réforme du traité de Lisbonne, signé en 2007, afin de poser « des bases juridiques solides et incontestables » pour l’union bancaire. Cette prise de position avait été critiquée des...
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