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Bogdanov a plaidé à Beyrouth pour « la non-intervention » dans la crise syrienne

Le vice-ministre russe des AE en compagnie de Hassan Nasrallah,  dans la nuit de samedi à dimanche.  Photo Hezbollah/AFP

Visite particulièrement chargée à Beyrouth pour le vice-ministre russe des Affaires étrangères et émissaire du président russe au Moyen-Orient, Mikhaël Bogdanov, qui a eu en quarante-huit heures plus d’une vingtaine d’entretiens et de réunions avec les hauts responsables officiels et les principaux leaders du pays. M. Bogdanov a quitté Beyrouth hier matin pour Amman, dans le cadre d’une tournée régionale.
Dans la journée et la soirée de samedi, il s’est entretenu avec le Premier ministre désigné, Tammam Salam, le leader des Forces libanaises, Samir Geagea, le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, et le député Talal Arslane. Il a également tenu une réunion à la Maison du Centre avec le chef du bloc parlementaire du courant du Futur, Fouad Siniora, le vice-président de la Chambre, Farid Makari, les députés Atef Majdalani, Nohad Machnouk et Amine Wehbé, en présence de hauts responsables du courant du Futur. La veille, le ministre russe avait eu des entretiens avec le président Michel Sleiman, le chef du législatif, Nabih Berry, le Premier ministre démissionnaire Nagib Mikati, le leader des Kataëb, le président Amine Gemayel, le leader du PSP, Walid Joumblatt, le métropolite de Beyrouth, Mgr Élias Audi, et le commandant en chef de l’armée, le général Jean Kahwagi. Samedi soir, il a été l’hôte d’un dîner offert en son honneur à l’hôtel Phoenicia par le consul honoraire de Russie, Jacques Sarraf.
À son départ pour Amman, M. Bogdanov a tenu tôt hier matin, au salon d’honneur de l’aéroport Rafic Hariri, une conférence de presse au cours de laquelle il a notamment souligné que la vingtaine d’entretiens et de réunions qui étaient au programme de sa visite lui avaient permis de se forger « une vision exhaustive des développements » sur le double plan local et régional, et des « perspectives au niveau du développement des relations bilatérales ».
Passant en revue les principaux entretiens qu’il a eus au cours de son étape libanaise, le ministre russe a précisé que les réunions qu’il a tenues avec les responsables officiels ont porté sur la situation « sur les scènes libanaise et syrienne ». « J’ai passé en revue avec Mgr Élias Audi les questions en rapport avec la situation des chrétiens dans la région ainsi que l’affaire de l’enlèvement des deux évêques en Syrie », a déclaré M. Bogdanov qui a également indiqué qu’il a tenu « une importante réunion, sur le double plan politique et spirituel, avec les chefs des organisations orthodoxes au Liban ». Il a souligné en outre qu’il a reçu à l’ambassade de Russie « une délégation de l’opposition syrienne, conduite par le secrétaire général du comité de coordination nationale ». « Nous avons passé en revue les moyens d’aboutir à un règlement en Syrie, et nous estimons que le comité de coordination nationale est une composante essentielle de l’opposition syrienne », a-t-il relevé.

La journée de samedi
Pour en revenir aux entretiens de la journée de samedi, M. Bogdanov a d’abord tenu une réunion à Mousseitbé avec le Premier ministre désigné à qui il a réaffirmé, selon les informations officielles, « l’appui total de la Russie à la déclaration de Baabda », soulignant la nécessité de « déployer tous les efforts possibles afin de sauvegarder la souveraineté, l’indépendance, l’unité et l’’intégrité du Liban ». Le ministre a également mis l’accent sur l’importance de la formation d’un nouveau gouvernement et « de l’initiation d’un dialogue constructif au sein de l’Assemblée nationale ».
À Meerab, M. Bogdanov a tenu avec M. Samir Geagea une réunion qu’il a qualifiée de « passionnante et importante ». Interrogé sur le fait de savoir si le Hezbollah a réagi favorablement aux appels l’invitant à ne pas s’impliquer dans les combats en Syrie, le ministre russe a déclaré : « Au cours de nos contacts avec lui (le Hezbollah), nous avons déployé des efforts afin de prôner la non-intervention dans l’affaire syrienne. Notre position de principe est que les affaires intérieures de chaque pays doivent relever du pays en question. »
De son côté, M. Geagea a déclaré que la visite de M. Bogdanov est « un indice d’une plus grande implication de la Russie au Liban ». Le leader des FL a indiqué qu’il avait insisté auprès du ministre russe sur la nécessité de régler la crise syrienne dans les plus brefs délais du fait que « la persistance de cette crise est un facteur destructeur pour la Syrie et aura des retombées par la suite sur le Liban, la Jordanie et nombre de pays de la région ».
Cette nécessité de mettre un terme à la guerre en Syrie le plus rapidement possible afin d’éviter les retombées graves sur les pays voisins a été mise en évidence par M. Bogdanov au terme de la réunion qu’il a tenue à la Maison du Centre avec le directoire du courant du Futur. « Ce que nous craignons, c’est que la prolongation de la crise syrienne ait pour conséquence l’aggravation des divergences en Syrie ainsi qu’au Liban », a déclaré le ministre russe qui a d’autre part indiqué que ses entretiens, qu’il a qualifiés d’« extrêmement importants », avec les responsables haririens lui avaient permis de clarifier davantage sa « compréhension de ce qui se passe au Liban et dans les pays voisins ».

Visite particulièrement chargée à Beyrouth pour le vice-ministre russe des Affaires étrangères et émissaire du président russe au Moyen-Orient, Mikhaël Bogdanov, qui a eu en quarante-huit heures plus d’une vingtaine d’entretiens et de réunions avec les hauts responsables officiels et les principaux leaders du pays. M. Bogdanov a quitté Beyrouth hier matin pour Amman, dans le cadre...

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