Twitter Music est un service de découverte musicale en association avec iTunes, Spotify et Rdio.
«Aujourd’hui, nous lançons Twitter #music, un nouveau service qui va changer la façon dont les gens trouvent de la musique, basé sur Twitter», a indiqué le réseau de micro-blogs sur son blog officiel.
Il confirmait ainsi une rumeur circulant depuis plusieurs semaines et renforcée par l’annonce qu’il avait racheté le site Internet musical «We Are Hunted».
«Twitter et la musique vont très bien ensemble», a fait valoir le réseau, relevant que «beaucoup des comptes les plus suivis sur Twitter sont ceux de musiciens, et la moitié des utilisateurs suivent au moins un musicien».
Son nouveau service se présente davantage comme une façon de découvrir des artistes ou d’avoir un avant-goût de leurs morceaux que comme une radio. Il affirme vouloir se baser sur l’activité sur le réseau «pour déterminer et mettre en avant les morceaux les plus populaires et les artistes qui sortent du lot».
Par défaut, les utilisateurs pourront seulement écouter des extraits de 30 secondes des morceaux qui les intéressent en provenance d’iTunes, la boutique de musique en ligne du groupe informatique Apple.
Mais les abonnés des services d’écoute de musique en streaming sans téléchargement Spotify et Rdio pourront écouter des chansons entières en se connectant à leur compte sur ces sites par l’intermédiaire de Twitter, qui assure vouloir à l’avenir «ajouter d’autres fournisseurs» à la liste. «Et, bien sûr, vous pourrez tweeter des chansons directement depuis l’application», a-t-il ajouté.
Le service sera disponible dans un premier temps aux États-Unis, au Canada, au Royaume-Uni, en Irlande, en Australie et en Nouvelle-Zélande.
Twitter a commencé à le déployer sur un site Internet (music.twitter.com) et propose aussi une application à télécharger dans l’App Store, la boutique d’Apple pour les logiciels adaptés à l’iPad et l’iPhone. Il devrait être étendu plus tard à d’autres pays et aux appareils mobiles fonctionnant sous Android, le système d’exploitation de Google.
«Twitter n’a pas construit le futur de la musique; mais tel n’était pas le but», a commenté dans un blog James McQuivey, un analyste du cabinet de recherche Forrester. Pour lui, l’objectif de Twitter est surtout d’augmenter l’engagement de ses utilisateurs, en les encourageant à être plus actifs sur le réseau et en leur donnant plus de moyens d’y exprimer leurs intérêts, ce qui pour lui peut se transformer en nouvelles sources de revenus, surtout publicitaires.
Les sites légaux de streaming de musique comme le suédois Spotify, numéro un mondial, ou encore le français Deezer ou l’américain Pandora, financés par la publicité ou des abonnements «premium», séduisent de plus en plus les internautes. Ils sont aussi de plus en plus importants pour l’industrie musicale, à laquelle ils reversent des redevances.
Ces dernières ont représenté l’an dernier environ 15% des revenus de l’industrie musicale américaine contre encore seulement 3% en 2007, selon l’association professionnelle du secteur RIAA. Dans certains pays européens comme la Suède, le pourcentage dépasse même 50%. Un succès qui attise les convoitises.
Des spéculations récurrentes font état d’une annonce prochaine d’une «iRadio» par Apple, qui serait en train de négocier des accords avec les grandes maisons de disques.
La presse a aussi évoqué un possible lancement par le site de vidéo YouTube d’un service d’écoute de musique sur abonnement et sans publicité. La filiale de Google est déjà très utilisée pour accéder à de la musique: sa vidéo la plus regardée est le clip «Gangnam Style», avec plus de 1,5 milliard de visionnages.


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