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À La Une - Liban

Loi électorale : nouvel échec retentissant des pourparlers

La sous-commission parlementaire ad hoc finit aux oubliettes.

La sous-commission parlementaire a décidé de suspendre ses réunions faute d'avancées sur une loi électorale. Photo Sami Ayad

La sous-commission parlementaire libanaise, chargée de trouver un consensus sur une nouvelle loi électorale, a décidé mardi de suspendre ses réunions faute de consensus entre les représentants des différentes formations, a affirmé le président de la sous-commission Robert Ghanem.

 

"Les divergences sont encore très importantes, et je ne vois aucune utilité à la poursuite des réunions de la commission ad hoc", a déclaré M. Ghanem, à l’issue de la réunion.

 

La sous-commission avait repris mardi dernier ses réunions après deux mois d’interruption en raison de l’absence d’accord entre les protagonistes. L’annonce mardi de la suspension des réunions est le second échec de la sous-commission.

 

Le député du Courant du Futur, Ahmed Fatfat, a accusé "des parties" de vouloir "sciemment saboter tout effort de parvenir à un accord". "L’heure est grave", a-t-il dit, avant de fustiger l’implication du Hezbollah dans la guerre en Syrie, affirmant que les dissensions au Liban ont déjà commencé "avec l’absence de consensus sur une loi électorale".

Autre député du Courant du Futur, Serge Torsarkissian, a lui aussi fait assumer au 8 Mars l’impasse à laquelle sont arrivées les discussions.

 

Le député du Hezbollah, Ali Fayad, a pour sa part souligné l’attachement de son parti à la sous-commission parlementaire. "Nous n’avions aucun problème à discuter du projet de loi mixte", a-t-il assuré, excluant tout lien entre l’impasse sur une loi électorale et les développements en Syrie.

 

Le représentant du Courant patriotique libre (CPL), Alain Aoun, a de son côté rejeté la responsabilité de l’impasse sur le Courant du Futur. "Nous n’avons pas honte de rejeter un projet de loi qui ne nous plait pas. Nous ne sommes pas là pour perdre notre temps. Nous ne reculerons pas devant notre droit à une bonne représentation", a-t-il dit, appelant à une séance plénière du Parlement pour voter un projet de loi.

 

Son collègue des Kataëb, Samy Gemayel, est allé dans le même sens et a  demandé au président du Parlement Nabih Berry de convoquer une séance plénière pour voter un projet de loi.

 

Les commissions conjointes parlementaires avaient adopté le 19 février dernier, soit deux jours après la suspension de la première série de réunions de la sous-commission, la loi électorale dite du Rassemblement orthodoxe rejetée par le Courant du Futur, le Parti socialiste progressiste (PSP), les indépendants du 14 Mars et le chef de l’État.

 

Ce projet de loi, soutenu par les Forces libanaises, les Kataëb et le parti aouniste, a cependant été suspendu début avril par les principaux partis politiques chrétiens sous l’impulsion du patriarche maronite Mgr Béchara Raï, relançant les débats sur une nouvelle loi électorale. De même, les délais constitutionnels fixés par la loi de 1960, toujours en vigueur, ont été suspendus par le Parlement jusqu'au 19 mai afin de permettre aux partis de trouver un accord sur une nouvelle loi électorale.

 

Le député du Parti socialiste progressiste (PSP), Akram Chéhayeb, a assuré que les discussions étaient "revenues au point de départ". "Nous sommes sérieux et nous sommes ouverts à toute proposition susceptible d’assurer un consensus", a-t-il ajouté.

 

Le député des Forces libanaises (FL), Georges Adwan, a de son côté regretté que "la sous-commission soit devenue un passe-temps". "Il nous reste près de trois semaines pour trouver un compromis. Nous allons engager des discussions bipartites, tripartites et quadripartites pour parvenir à un accord. Nous n’allons pas proroger le mandat du Parlement, nous n’allons pas organiser les élections conformément à la loi de 1960", a-t-il assuré.

La sous-commission parlementaire libanaise, chargée de trouver un consensus sur une nouvelle loi électorale, a décidé mardi de suspendre ses réunions faute de consensus entre les représentants des différentes formations, a affirmé le président de la sous-commission Robert Ghanem.
 
"Les divergences sont encore très importantes, et je ne vois aucune utilité à la poursuite des réunions de la commission ad hoc", a déclaré M. Ghanem, à l’issue de la réunion.
 
La sous-commission avait repris mardi dernier ses réunions après deux mois d’interruption en raison de l’absence d’accord entre les protagonistes. L’annonce mardi de la suspension des réunions est le second échec de la sous-commission.
 
Le député du Courant du Futur, Ahmed Fatfat, a accusé "des parties" de vouloir "sciemment saboter tout effort de...
commentaires (5)

LA LOI "FERZLIOTE" reviendra sur le tapis, par la force des choses et des conjonctures régionales...

SAKR LOUBNAN

11 h 04, le 24 avril 2013

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Commentaires (5)

  • LA LOI "FERZLIOTE" reviendra sur le tapis, par la force des choses et des conjonctures régionales...

    SAKR LOUBNAN

    11 h 04, le 24 avril 2013

  • Ô DIOGÈNE, si tu vivais encore, ton FLAMBEAU en plus de la lumière du plein soleil, ne t'aurait rien servi à trouver un VRAI LIBANAIS... en cette PLACE ÉTOILÉE du Liban...

    SAKR LOUBNAN

    10 h 58, le 24 avril 2013

  • Pavement du sol en OR pour la LOI dite "orthodoxe"....

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    09 h 28, le 24 avril 2013

  • Est-ce qu'on attend vraiment de ces INCAPABLES de pondre une LOI électorale Nationale ? La querelle est sur le MATELAS...

    SAKR LOUBNAN

    19 h 49, le 23 avril 2013

  • Des râtés... des incapables... des moins que rien.... la révolution...

    Nayla Tahan Attié

    15 h 42, le 23 avril 2013

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