Les anciens Premiers ministres Omar Karamé, Fouad Siniora, représentant également Saad Hariri, ainsi que le Premier ministre désigné Tammam Salam, réunis hier au Grand Sérail, sur l’invitation du Premier ministre démissionnaire Nagib Mikati, ont considéré « nulle et non avenue » l’élection d’office des membres du Conseil supérieur chérié, proclamée par Dar el-Fatwa dimanche dernier. L’ancien Premier ministre Sélim Hoss s’est absenté pour des raisons de santé.
Le mufti de la République, cheikh Mohammad Rachid Kabbani, avait convoqué le corps électoral de Dar el-Fatwa pour l’élection d’un nouveau Conseil supérieur chérié, faisant fi de la décision du Conseil d’État qui avait appelé à la suspension des élections.
Le communiqué publié hier à l’issue de la réunion au Grand Sérail a rappelé que « le Premier ministre avait déjà notifié le mufti de la République que toute convocation du corps électoral pour l’élection d’un nouveau Conseil supérieur chérié sera considérée comme inexistante et sans effet, puisque cette convocation contreviendrait à une décision de justice de surseoir à la tenue des élections du Conseil chérié, appuyée ensuite par un avis du Conseil d’État ». Les anciens Premiers ministres réunis hier ont affirmé que « le mufti n’a pas respecté ces décisions, et a violé subsidiairement les règles relatives au quorum et à la procédure électorale, prévues par le décret-loi de 1955 ». « Toutes les mesures qui découleront de la démarche illégale du mufti seront considérées comme nulles et non avenues. » Le Premier ministre démissionnaire a donné des instructions pour la non-publication dans le Journal officiel « de cette décision qui s’écarte de la logique d’État, de la souveraineté de la loi et du respect de l’autorité judiciaire ».
Les figures sunnites réunies hier au Grand Sérail ont également convenu de garder ouvertes leurs réunions afin d’examiner « les moyens de contrer ces pratiques illégales ».
Pour mémoire
Le communiqué publié hier à l’issue de la réunion au Grand Sérail a...


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