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Liban

L’identité libanaise a disparu, reste l’identité maronite

Toutes retrouvailles sont émouvantes, et celles du patriarche avec le clergé et les fidèles maronites de Buenos Aires n’ont pas fait exception en ce dimanche ensoleillé. Les retrouvailles ont eu lieu à l’occasion d’une messe dans l’église Saint-Maron de Buenos Aires, un bel édifice début du siècle situé au cœur de la capitale argentine. C’est l’un des fleurons de la présence sur place des missionnaires libanais, arrivés ici dès 1901. Autour de l’église, l’école Saint-Maron, un presbytère et une salle des fêtes.
Présidée par le patriarche, assisté de son vicaire général, Paul Sayyah, ainsi que de l’évêque maronite d’Argentine, Charbel Merhi, la messe est dite en espagnol, avec quelques réponses chantées en arabe par un diacre qui n’a rien renié de ses origines et dont la voix puissante remplit la nef. Au premier rang de l’assistance, Juan Mansour, le très maronite ministre argentin de la Santé, l’ambassadeur du Liban, Antonio Andari, et son épouse, ainsi que Paul Eddé, dont l’action discrète a déjà permis l’établissement de deux centres Saint-Jude pour le traitement du cancer, au Brésil, et permettra bientôt l’ouverture d’un troisième en Argentine. À cette occasion, M. Eddé transmet au ministre argentin de la Santé une invitation officielle de son homologue Ali Hassan Khalil à visiter le Liban. Pour beaucoup d’Argentins, l’identité libanaise est sans doute évanouie, reste l’identité maronite, riche, pleine de promesses, chargée de souvenirs et de culture, prête à renaître si un vent d’espoir est soufflé sur ces braises.

 

F. N.

Toutes retrouvailles sont émouvantes, et celles du patriarche avec le clergé et les fidèles maronites de Buenos Aires n’ont pas fait exception en ce dimanche ensoleillé. Les retrouvailles ont eu lieu à l’occasion d’une messe dans l’église Saint-Maron de Buenos Aires, un bel édifice début du siècle situé au cœur de la capitale argentine. C’est l’un des fleurons de la présence sur place des missionnaires libanais, arrivés ici dès 1901. Autour de l’église, l’école Saint-Maron, un presbytère et une salle des fêtes.Présidée par le patriarche, assisté de son vicaire général, Paul Sayyah, ainsi que de l’évêque maronite d’Argentine, Charbel Merhi, la messe est dite en espagnol, avec quelques réponses chantées en arabe par un diacre qui n’a rien renié de ses origines et dont la voix puissante...
commentaires (2)

C'est comme la communauté Maronite de l'Afrique du Sud, oubliée depuis la première guerre mondiale, et dont le prêtre disait la messe à l'église des Grecs de Johannesbourg, Jusqu'à ce que la communauté JUIVE, OUI... JUIVE... leur a construit, à ses frais, une église Maronite. Autre que l'attaché d'affaire Libanais et sa famille, j'étais avec ma famille les seuls à parler Libanais. Tous les autres, et il y a une grande communauté, ne savaient que le Kebbé, le Tabboulé et certains autres mots, mais aucune parole arabe... Là, ils sont des premiers flots d'émigration du temps des turcs et de la première guerre mondiale. Même chose rencontrée au Brésil, mais là seuls les nouveaux émigrés certes parlent la langue maternelle.

SAKR LOUBNAN

13 h 15, le 16 avril 2013

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Commentaires (2)

  • C'est comme la communauté Maronite de l'Afrique du Sud, oubliée depuis la première guerre mondiale, et dont le prêtre disait la messe à l'église des Grecs de Johannesbourg, Jusqu'à ce que la communauté JUIVE, OUI... JUIVE... leur a construit, à ses frais, une église Maronite. Autre que l'attaché d'affaire Libanais et sa famille, j'étais avec ma famille les seuls à parler Libanais. Tous les autres, et il y a une grande communauté, ne savaient que le Kebbé, le Tabboulé et certains autres mots, mais aucune parole arabe... Là, ils sont des premiers flots d'émigration du temps des turcs et de la première guerre mondiale. Même chose rencontrée au Brésil, mais là seuls les nouveaux émigrés certes parlent la langue maternelle.

    SAKR LOUBNAN

    13 h 15, le 16 avril 2013

  • Il ne faut pas aller si loin pour constater que ""l’identité libanaise est sans doute évanouie"". Ce n’est pas seulement la distance qui abolit l’appartenance nationale. On constate la même chose au Liban quoiqu’ils disent les "laïcs" par leur mépris des "identités primaires", et surtout ceux qui veulent à tout prix une "une lecture profane" des conflits au Proche-Orient. Combien les auteurs du "projet de Libanité" sont tristes devant un tel constat. Dès qu’un Arabe du Liban (je m’excuse de l’écrire, mais c’est le terme qui convient le mieux aux Libanais) quitte son territoire, il n’est plus d’un pays mais d’une confession. Ni d’une ville, mais d’un quartier ou d’une ruelle. Même le goût du taboulé est différent d’une religion à l’autre ! Pour les "optimistes", s’adapter à son pays d’accueil, est presque impossible pour quelqu’un originaire d’un pays aux multiples communautés. Je peux commenter pendant des heures ce problème, mais soyons bref tant que le sujet soulève les passions…

    Charles Fayad

    20 h 53, le 15 avril 2013

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