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A 11 ans, un Libanais publie son premier roman et envisage une trilogie

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Rania MASSOUD | olj.com
15/04/2013

Il n’a que onze ans et vient de publier son premier roman, une œuvre de science-fiction. « The Icy Kidnapper », de Habib Jalil Saad, est l'histoire d'une aventure intergalactique dont le héros, un jeune garçon prénommé Masaio Dingo, essaie, avec l’aide de ses amis, de retrouver sa famille kidnappée par un redoutable criminel extraterrestre.

Un voyage chargé de suspense que le jeune Habib, originaire de Deddeh, dans le Koura (nord), affirme avoir rédigé en s’inspirant de séries fantastiques. « J’avais envie d’écrire des histoires sur des superhéros qui ressemblent à Harry Potter ou Percy Jackson », raconte-t-il à Lorientlejour.com. « Si (J.K. Rowling et Rick Riordan) ont pu imaginer de telles histoires, pourquoi ne serais-je pas capable de le faire moi aussi ? », dit-il avec assurance.

 

Une fois qu'il a eu en tête les grandes lignes de « The Icy Kidnapper », le jeune Habib s'est attelé à la rédaction, chapitre après chapitre, nuit après nuit, pendant environ un an. « L’histoire se révélait naturellement, je n’ai pas dû faire face à beaucoup de difficultés, assure-t-il. Je voulais surtout rester consistant dans le déroulement des événements et trouver des solutions logiques aux problèmes auxquels faisait face mon héros ». « J'ai douté parfois, reconnaît-il, mais heureusement, cet état ne durait pas trop longtemps ».

 

La couverture du livre « The Icy Kidnapper ».

 

Habib a confié la relecture à sa mère, Aline, sa « plus grande admiratrice ». « L’idée d’écrire ce livre lui est venue de manière très spontanée, raconte cette enseignante du département de pharmacie à la Lebanese American University (LAU). Personne ne l’a poussé à écrire, c’est lui qui a tenu à aller jusqu’au bout de son histoire et publier son roman ». « Son père et moi sommes très fiers que notre fils ait réussi à développer son talent. Nous sommes là pour l’encourager ».

 

Après leur mariage, en 1999, Aline et Jalil Saad ont quitté le Liban pour s’installer dans le Michigan, aux États-Unis. « Habib est né là-bas, il y a passé la plus grande partie de sa vie », dit sa mère. Quand les Saad sont finalement rentrés au Liban en 2007, Habib avait un peu plus de six ans.

 

« J’étais très contente de relire ses écrits parce que j’étais intéressée de savoir à quoi il pensait », dit-elle. « Mais étant quelqu’un de formation scientifique, je ne pouvais pas l’aider sur le plan linguistique ou littéraire, ajoute Aline. Il voulait surtout savoir si telle idée était claire pour le lecteur ou si un autre passage était drôle ou pas ».

 

Habib entouré de sa famille lors de la signature de son livre à la Fondation Safadi.

 

Une fois le livre rédigé et relu par maman, les parents de Habib l'ont transmis à deux de ses anciennes enseignantes aux États-Unis. Ces dernières conseillent aux Saad de prendre contact avec Liz Reed, responsable d’une maison d’édition spécialisée pour enfants (Blue Rooster Press). « C’est ce que nous avons fait », poursuit Aline.

« Liz était très méticuleuse et charmante, dit-elle. Nous avons parlé avec elle à plusieurs reprises via Skype et par téléphone. Elle a effectué toutes les corrections linguistiques sans toucher au contenu de l’histoire ».

 

Pour Habib, « toute cette expérience était très amusante », même si elle a « demandé beaucoup d’efforts ».

A part la lecture et l’écriture, le jeune Libanais avoue aimer le foot et le basket, et jouer de la guitare et du piano. « J’aime le baseball aussi, mais c’est un sport qui n’est malheureusement pas pratiqué au Liban », dit-il.

 

Envisage-t-il d’écrire un autre livre ? « J’ai déjà commencé à travailler sur un nouveau livre!, lâche-t-il tout excité. Je compte faire une trilogie ».

 

 

*La signature de « The Icy Kidnapper » aura lieu au Virgin Megastore à Beyrouth le 4 mai prochain entre 17h et 19h. Les bénéfices des ventes iront à deux associations caritatives : « Children Waiting Everywhere » (aux États-Unis) et « Children’s Cancer Center » (au Liban).

 

 

 

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