Et voilà, le tripatouillage est terminé ! Entre l’annulation et l’ajournement, les électro-encéphalogrammes plats de la place de l’Étoile ont choisi, comme d’hab, une solution bâtarde : la suspension des délais électoraux. Il aura fallu deux jours pleins de pinaillage, assortis de grands effets de boutons de manchettes devant les caméras, pour nous sortir une formule foireuse dans une tentative désespérée d’obtenir une rallonge d’un mois à ce babillage guignol, mi-communautaire mi-margoulin. « Pour une seule fois et à titre exceptionnel... » Voilà la recette magique qui va entuber les Libanais. On les traite en demeurés ? Qu’à cela ne tienne, ce sera pour une seule fois et à titre exceptionnel. Demain, on doublera les impôts, interdira de regarder les télés étrangères, draguer les meufs... Ce sera aussi pour une seule fois et à titre exceptionnel. Les politiques pourront, s’ils le veulent, se balader à poil dans l’hémicycle, se curer le nez en Conseil des ministres. Ce ne sera pas grave, à condition qu’ils le fassent également une seule fois et à titre exceptionnel. Quand on veut fabriquer tous les quatre ans une loi électorale tarabiscotée, pour tantôt contenter un moustachu, tantôt plaire à un barbu ; découper en tranches fines les patelins jugés dangereux et mélanger les bleds juteux ; appeler ensuite les naïfs à pointer un dimanche matin devant une fente en bois crasseux et vermoulu... et fanfaronner de surcroît en prétendant que le pays roule en démocratie, alors que la piétaille est nourrie à la graine de langue de bois ; bref, quand on fait tout et son contraire, on ne doit pas s’étonner de voir grenouiller les délais bidon... exceptionnellement et pour une seule fois. Finalement, le bilan de cette pseudo-échéance électorale n’est pas si négatif que ça : le châtiment juridique a fait pleurer les Libanais, mais le salmigondis laborieux pour le justifier les aura bien fait rire... Bon, la rallonge a été obtenue, et c’est l’essentiel. À partir de là, nos députés n’ont plus rien à faire... Et ils ont un mois pour le faire.
Et voilà, le tripatouillage est terminé ! Entre l’annulation et l’ajournement, les électro-encéphalogrammes plats de la place de l’Étoile ont choisi, comme d’hab, une solution bâtarde : la suspension des délais électoraux. Il aura fallu deux jours pleins de pinaillage, assortis de grands effets de boutons de manchettes devant les caméras, pour nous sortir une formule foireuse dans une tentative désespérée d’obtenir une rallonge d’un mois à ce babillage guignol, mi-communautaire mi-margoulin. « Pour une seule fois et à titre exceptionnel... » Voilà la recette magique qui va entuber les Libanais. On les traite en demeurés ? Qu’à cela ne tienne, ce sera pour une seule fois et à titre exceptionnel. Demain, on doublera les impôts, interdira de regarder les télés étrangères, draguer les meufs... Ce...
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