Pour certains, c’est un quartier nauséabond et populaire, pour d’autres, au contraire, c’est l’un des secteurs de Beyrouth qui a du potentiel. Dès que l’on parle de la Quarantaine, les avis divergent. Il est vrai que l’histoire urbaine de ce quartier ne lui est pas favorable. Zone industrielle, quartier des abattoirs, déchetterie Sukleen, caserne des pompiers, terrains militaires et ancien camp de refugiés, la Quarantaine n’a pas une bonne réputation. Toutefois, cet isolement pourrait progressivement changer. Si le secteur nord-est du quartier, accolé au fleuve de Beyrouth qui n’a pas une belle image, risque de rester longtemps marginalisé, le quartier Est à proximité du port a de l’avenir. La présence de friches et de parcelles non bâties offre de multiples options de développement. Il suffirait d’une succession de deux à trois projets résidentiels pour encourager les promoteurs à reconsidérer la Quarantaine. Mais pour l’instant, beaucoup s’interrogent et hésitent ; question de mentalité. Pourtant, cette partie de la capitale pourrait offrir de bonnes opportunités pour se loger à un coût raisonnable, soit à moins de 2 500 dollars le m2. Un appartement de 100 à 120 m2 serait ainsi affiché entre 250 000 et 300 000 dollars. C’est plus ou moins les mêmes prix pratiqués dans le quartier Beddaoui. Avant que la Quarantaine ne devienne une adresse résidentielle, le secteur est aujourd’hui le terrain de jeu des spéculateurs fonciers. Cet appétit des investisseurs est la meilleure illustration des opportunités de ce secteur dont l’accessibilité est l’un des principaux atouts. En fonction des emplacements, les incidences foncières fluctuent entre 1 000 et 1 200 dollars le m2. Le long de l’avenue Charles Hélou, cela devrait atteindre 1 500 dollars le m2. La Quarantaine a également un potentiel dans l’immobilier d’affaires. Proche du centre-ville et de Saïfi, le quartier offre une réelle alternative pour les entreprises à la recherche de locaux faciles d’accès et pas chers. Les loyers de produits neufs avec des facilités de parking varient entre 150 et 175 dollars le m2. Néanmoins, l’intérêt des professionnels reste encore timide. Les moins frileux restent les noctambules et les artistes. Ainsi, la vie nocturne avec le B018, Harbor 201 et Life s’y est déjà implantée avec succès. Un club de gym privé s’y est imposé. L’évolution de la structure commerciale avec l’apparition de galeries d’art et de designers confirme une tendance qui ne peut que s’accentuer.
Pour certains, c’est un quartier nauséabond et populaire, pour d’autres, au contraire, c’est l’un des secteurs de Beyrouth qui a du potentiel. Dès que l’on parle de la Quarantaine, les avis divergent. Il est vrai que l’histoire urbaine de ce quartier ne lui est pas favorable. Zone industrielle, quartier des abattoirs, déchetterie Sukleen, caserne des pompiers, terrains militaires et ancien camp de refugiés, la Quarantaine n’a pas une bonne réputation. Toutefois, cet isolement pourrait progressivement changer. Si le secteur nord-est du quartier, accolé au fleuve de Beyrouth qui n’a pas une belle image, risque de rester longtemps marginalisé, le quartier Est à proximité du port a de l’avenir. La présence de friches et de parcelles non bâties offre de multiples options de développement. Il suffirait d’une...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.
Chers lecteurs, afin que vos réactions soient validées sans problème par les modérateurs de L'Orient-Le Jour, nous vous prions de jeter un coup d'oeil à notre charte de modération.