Le ralentissement de la croissance turque s’est accentué au quatrième trimestre 2012, à 1,4 %, après trois premiers trimestres à respectivement 3,3 %, 2,9 % et 1,6 % de croissance, selon le Tüik. Le gouvernement turc tablait sur une croissance de 3,2 % en 2012, après avoir déjà révisé à la baisse des objectifs initiaux à 4 % en raison d’une conjoncture internationale déprimée.
Le produit intérieur brut (PIB) par habitant s’est établi en 2012 à 10 504 dollars, soit 60 dollars de plus qu’en 2011, a indiqué le Tüik. L’Institut a en revanche révisé à la hausse la croissance turque pour 2011, à 8,8 % au lieu de 8,5 %.
Après deux années d’une croissance record (8,9 % en 2010, 8,8 % en 2011) tirée par la demande intérieure qui a élargi le déficit commercial turc, la Turquie s’est efforcée d’organiser un « atterrissage en douceur » de son économie et de la réorienter vers l’exportation.
Le déficit commercial a diminué de 20,7 % en 2012 par rapport à 2011, s’établissant à 84 milliards de dollars, avec une augmentation des exportations de 13,1 %, à 152,6 milliards de dollars, et une baisse des importations de 1,8 %, à 236,6 milliards de dollars.
Réagissant à l’annonce du Tüik, le ministre de l’Économie, Zafer Caglayan, a assuré que la croissance turque accélérerait à partir de 2013, avec une politique volontariste de l’État. « En 2013 et après, nous aurons une économie qui progressera plus rapidement et de manière plus saine. Notre objectif pour 2023 est d’entrer dans les 10 premiers (pays au monde en terme de PIB, NDLR), d’atteindre un PIB de 2 000 milliards de dollars », a déclaré M. Caglayan, cité par l’agence Anatolie. La Turquie est actuellement la 17e économie mondiale en termes de PIB. Le PIB turc a atteint 786,3 milliards de dollars en 2012, a indiqué M. Caglayan.
« Pour y parvenir, nous avons besoin d’une croissance d’au moins 6-6,5 %. Nous y parviendrons avec l’aide aussi bien de la demande intérieure que des exportations », a ajouté le ministre. « Ce chiffre (de la croissance 2012) montre qu’on a trop appuyé sur la pédale du frein » pour réduire les déficits, a estimé M. Caglayan.
Le ministre des Finances Mehmet Simsek a pour sa part annoncé que le gouvernement maintenait sa prévision de croissance à 4 % pour 2013. « Nous estimons que la croissance de 4 % prévue dans notre programme à moyen terme pour cette année va se réaliser », a déclaré M. Simsek, cité par Anatolie, évoquant « le bon équilibre des finances publiques », la bonne santé des banques et des entreprises et un climat de confiance comme autant de facteurs favorables.
(Source : AFP)

