Chypre est actuellement noté « B », une note déjà très faible dans la classification de l’agence, qui correspond à un emprunteur ne présentant que de faibles garanties de remboursement. Fitch avait déjà abaissé de deux crans la note de Chypre fin janvier. Des trois grandes agences internationales de notation, Fitch restait malgré tout celle qui accordait le meilleur crédit à Chypre, dans la mesure où le pays est noté « Caa3 » par Moody’s et « CCC » par Standard & Poor’s.
Dans son communiqué, Fitch précise qu’elle prendra sa décision de dégrader ou non la note du pays à l’issue d’un examen engagé une fois que toutes les dispositions du plan de sauvetage du pays seront connues.
Les difficultés économiques liées à la déconfiture des banques renforcent les craintes sur les finances publiques du pays, alors même qu’il vient d’obtenir une aide internationale de 10 milliards d’euros, correspondant à 55 % de son produit intérieur brut, a fait valoir Fitch dans son texte. Dans son examen, Fitch prendra notamment en compte « la capacité et la volonté (des pouvoirs publics) à mettre en œuvre les profondes réformes structurelles et budgétaires qui seront probablement réclamées » par les partenaires internationaux de l’île. L’agence s’intéressera aussi à l’évolution et l’efficacité du contrôle des capitaux prévu par Nicosie. Fitch a aussi fixé la note maximale dont peuvent bénéficier tous les emprunteurs basés à Chypre à « B », alors que jusqu’ici, la note plafond du pays était la meilleur possible (« AAA ») car alignée sur celle de la zone euro.
Quelques heures plus tôt, Fitch avait relégué plutôt dans la journée les deux principales banques chypriotes, Laïki Bank (Popular Bank, en anglais) et Bank of Cyprus dans la catégorie « défaut », à la suite du plan de sauvetage financier de l’île, et a placé sous surveillance négative une troisième, Hellenic Bank.


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13 h 28, le 27 mars 2013