Un attentat suicide perpétré jeudi dans une mosquée à Damas a coûté la vie à 49 personnes dont le dignitaire sunnite Mohammad Saïd al-Bouti. Reuters
Le président syrien Bachar el-Assad a condamné l'attentat suicide qui a entraîné la mort d'un célèbre dignitaire religieux sunnite pro-régime et de 48 autres personnes à Damas, s'engageant à "nettoyer" le pays des extrémistes, dans un message publié dans la nuit de jeudi à vendredi.
"Je présente mes condoléances au peuple syrien pour le martyr de cheikh Mohammad Saïd al-Bouti, ce grand personnage de la Syrie et du monde islamique", a dit M. Assad. "Ils t'ont tué croyant faire taire la voix de l'islam et la foi dans le pays (...), ils t'ont tué pour avoir élevé la voix face à leurs idées obscurantistes visant à détruire les principes de notre religion clémente", poursuit le message.
"Je jure au peuple syrien que ton sang, celui de ton petits-fils et de tous les martyrs de la patrie n'aura pas coulé gratuitement, car nous serons fidèles à tes idées en anéantissant leur obscurantisme et leur incroyance jusqu'à ce que nous en nettoyons le pays", a poursuivi M. Assad.
Jeudi soir, un kamikaze a fait détoner ses explosifs à la mosquée Al-Imane dans le quartier de Mazraa (nord), tuant 49 fidèles dont cheikh Mohammad Saïd al-Bouti et son petit-fils, a indiqué le ministère de la Santé en accusant des "terroristes", en allusion aux rebelles combattant les troupes du régime. Les autorités syriennes ont décrété le deuil dans le pays vendredi et samedi a indiqué l'agence officielle Sana.
(Lire aussi : Retour au pays d’un Libanais antirégime syrien après sa libération)
Dès jeudi, le chef de l'opposition syrienne Ahmed Moaz al-Khatib a condamné l'attentat et a dit "soupçonner le régime".
L'attentat de la mosquée al-Imane n'a pas été revendiqué mais son mode opératoire rappelle celui du réseau extrémiste el-Qaëda.
Membre d'une grande tribu kurde, M. Bouti, né en 1929, était célèbre en Syrie car c'est lui qui, chaque vendredi, délivrait un prêche à la télévision officielle. Honni par l'opposition largement sunnite, il avait même été chassé d'une mosquée à Damas en juillet 2011 pour avoir déclaré : "La majorité des gens qui viennent aux prières du vendredi puis qui sortent ensuite manifester (contre le régime) ne connaissent rien à la prière".
Il s'agit d'un nouveau coup dur pour le pouvoir, car le religieux représentait un appui sunnite de poids pour un régime dominé par les alaouites, issus du chiisme.
L'Iran, principal allié régional du régime syrien, a, lui aussi, condamné l'attentat. "Le martyre du cheikh Mohammad Saïd al-Bouti, connu pour ses positions en faveur de la résistance islamique contre le régime sioniste, fera la pleine lumière sur le complot des Etats-Unis, du régime sioniste et de leurs agents régionaux qui aident et arment les groupes terroristes syriens pour créer des divisions inter-religieuses", pouvait-on lire dans un communiqué iranien.
Ces violences interviennent alors que le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a annoncé jeudi à la presse que l’ONU allait ouvrir une enquête sur l’utilisation possible d’armes chimiques en Syrie. M. Ban a précisé que cette enquête, répondant à une demande officielle de Damas, sera lancée "dès que possible en pratique" et portera sur "l’incident spécifique que m’a signalé le gouvernement syrien". Celui-ci accuse l’opposition d’avoir eu recours aux armes chimiques mardi à Khan al-Assal, près d’Alep. "Je suis au courant qu’il y a d’autres accusations portant sur des cas similaires", a cependant noté M. Ban. Selon l’opposition en effet, c’est le régime qui a employé des armes chimiques à Khan al-Assal, ainsi qu’à Atayba, à l’est de Damas.
Lire aussi
Entre 20.000 et 30.000 chrétiens ont quitté Alep
Pour mémoire
Assad : « C’est quoi un jet lag ? »
"Je présente mes condoléances au peuple syrien pour le martyr de cheikh Mohammad Saïd al-Bouti, ce grand personnage de la Syrie et du monde islamique", a dit M. Assad. "Ils t'ont tué croyant faire taire la voix de l'islam et la foi dans le pays (...), ils t'ont tué pour avoir élevé la voix face à leurs idées obscurantistes visant à détruire les principes de notre religion clémente", poursuit le message.
"Je jure au peuple syrien que ton sang, celui de ton petits-fils et de tous les martyrs de la patrie n'aura pas coulé...



Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
J'ajoute: Ceux qui s'allient au diable.. iront au ou chez le diable!
23 h 48, le 23 mars 2013