Nous pourrions y jouer le rôle d’acteur actif ou de spectateur passif.
Nous n’avons souvent pas la maîtrise des événements, mais nous pourrons les contourner d’une manière ou d’une autre afin qu’ils ne prennent pas le dessus sur nous, mais surtout afin de laisser notre marque sur cette terre.
La vie est un livre ouvert, avec des pages qui s’écrivent et se tournent d’elles-mêmes, au fur et à mesure. L’histoire ne se réécrit pas. Retourner à une page aimée, revivre un événement heureux est impossible, même en rêve : le réveil n’en est que plus douloureux. Faisons de notre vie une belle histoire. Marquons-y notre passage. Aimons notre prochain. Partageons avec les plus démunis sans pourtant laisser quelqu’un abuser de notre candeur. Que notre passage sur terre porte fruit : travaillons pour la paix et préservons la terre que nous avons reçue. Que notre choix soit toujours éclairé, dans tous les domaines.
Dans la vie, on n’écrit pas son histoire, on la vit. Si on ne réagit pas immédiatement à un événement, celui-ci s’inscrira quand même, indélébile.
Attention, les coutumes et les lois ont été écrites par les hommes, il ne faut pas en être esclave. Elles ont été écrites une fois et peuvent l’être une seconde fois pour s’adapter aux circonstances de l’époque. Soyons objectifs et ouverts aux changements si cela s’avère nécessaire. Il ne faut rien subir ni se laisser piéger. Réagir immédiatement, c’est construire ; réagir trop tard, c’est souffrir.
Des situations qui nous dépassent ? Faisons en sorte d’en être le moins possible affecté. Essayons d’accepter les choses que nous ne pouvons changer sans pour autant leur permettre de nous détruire. Nous n’avons pas gagné ce match ? Préparons-nous au suivant. Baisser les bras détruit. Une route bloquée? Trouvons-en une autre et restons maître de la situation.
De la manière dont nous réagissons à chaque événement dépend l’histoire de notre vie. Elle sera écrite par nous, ou... par les autres !
Si nous succombons à la déprime, au laisser-aller, à la frustration ou à la colère, nous assumerons notre échec. Réagir, se battre pour contourner l’obstacle nous permet d’arriver à notre but ou, à tout le moins, de nous en rapprocher. Peut-être même qu’en chemin, nous déciderons de changer de direction, voire de but. Mais ce sera notre choix, pas celui des autres. Faire du surplace en ressassant ce qu’on n’a pas réussi à avoir ou sur ce qu’on nous a arraché ne nous mènera qu’à l’échec confirmé.
De la manière dont nous réagissons, nous construisons notre bonheur ou notre malheur. Nous ne sommes pas maîtres de notre destin, mais ne laissons pas d’autres le diriger. Réagir, c’est vivre mais, dans nos réactions, gardons notre calme, car c’est avec diplomatie qu’on mène au mieux le combat.
La vie est un grand livre ouvert : attention jeune homme, si tu tournes ses pages rapidement, tu grandiras sans avoir jamais vécu.
Carpe diem ! Profite de chaque moment, intensément, il ne reviendra plus. Prends le temps d’apprécier la nature, la famille et les amis ; chacun t’apportera quelque chose : la sérénité, l’amour et le soutien.
Quand une page est douloureuse, apprends à la tourner rapidement, cela t’aidera à avancer.
La vie est un grand livre ouvert : n’importe qui peut y entrer et y jouer un rôle, constructeur ou destructeur : attention à tes fréquentations. Tout ce que tu fais te collera à la peau, les bienfaits, mais surtout les mauvais. Les gens ont une meilleure mémoire des méfaits, ceux-là s’inscriront à jamais dans le livre de ta vie.
Rien n’est facile dans la vie et rien n’est jamais acquis. Les épreuves, on ne les choisit pas, ils surgissent de nulle part et s’imposent à nous (j’aurai bien aimé les prendre à ta place mais, malheureusement, ça ne marche pas ainsi). Mais surmonter des épreuves nous rend plus forts et, souvent, plus humains.
N’oublie pas d’accompagner chaque jour de ta vie d’un sourire, ta journée en sera illuminée (la mienne aussi) et la page de ton livre n’en sera que plus éclairée ! Rappelle-toi que « chacun d’entre nous recèle une part de beauté, il suffit de la faire rayonner de l’intérieur vers l’extérieur » (Gibran Khalil Gibran).
Bonne chance, mon fils !
Nicole ABDUL-MASSIH


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