En 2010, Quentin Dupieux présentait à Cannes, dans le cadre de la Semaine de la critique, un film intitulé Rubber. Une œuvre complètement déjantée qui mêlait horreur et absurdité. Dans le désert de Californie, un pneu roulait à vive allure, s’arrêtait parfois comme un être humain, prenait des pauses, semblait réfléchir puis commettait des meurtres. Une idée assez loufoque qui, par la suite, remise dans un autre contexte, ne paraissait plus tellement absurde, voire très logique même. Car un pneu peut tuer. Oui, Mesdames et Messieurs. Un pneu fait en caoutchouc et « installé » au Liban peut assassiner. Il a en lui une certaine puissance nocive dont on a eu le témoignage parfait. Que de pneus brûlés dans les rues ! Que d’obstacles à la marche d’un pays ! Que de fumée cancérigène volatilisée dans le ciel bleu de ce pays méditerranéen ! Que de... Que de... Et j’en passe. Actuellement, une affiche est placardée dans ces mêmes rues de Beyrouth. Sur ce poster, un homme bizarre à la tête en forme de pneu se tient les bras croisés. Il attend et regarde. Est-il passif ? Content ? Insatisfait ? On ne peut le savoir car il a pour seul visage un pneu qui lui dissimule toute expression. Comment traduit-on cette affiche exécutée par Johnny Haber ? Quelle explication logique lui donne-t-on ? Essaie-t-on par cette symbolique d’occulter l’année qui s’est déroulée et qui était représentée en majeure partie par la rébellion des pneus ? Et si on réhabilitait le pneu dans son rôle d’origine ? Une roue est faite pour être gonflée et rouler. C’est donc cette roue en marche qu’on devrait prendre en considération. Ayam Beyrouth al-Cinema’iya est un festival organisé par Beirut DC, qui regroupe des œuvres de plusieurs pays arabes. C’est un programme diversifié composé de longs et courts métrages, et de documentaires, ainsi que d’activités qui témoignent de la richesse cinématographique d’un monde arabe en pleine évolution. Un monde qui roule... et qu’on souhaiterait increvable.
En 2010, Quentin Dupieux présentait à Cannes, dans le cadre de la Semaine de la critique, un film intitulé Rubber. Une œuvre complètement déjantée qui mêlait horreur et absurdité. Dans le désert de Californie, un pneu roulait à vive allure, s’arrêtait parfois comme un être humain, prenait des pauses, semblait réfléchir puis commettait des meurtres. Une idée assez loufoque qui, par la suite, remise dans un autre contexte, ne paraissait plus tellement absurde, voire très logique même. Car un pneu peut tuer. Oui, Mesdames et Messieurs. Un pneu fait en caoutchouc et « installé » au Liban peut assassiner. Il a en lui une certaine puissance nocive dont on a eu le témoignage parfait. Que de pneus brûlés dans les rues ! Que d’obstacles à la marche d’un pays ! Que de fumée cancérigène volatilisée dans le ciel...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
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