Ce port a été aménagé en 1962 dans sa forme actuelle en créant les quais qui l’entourent et une petite jetée qui le protége partiellement. Il sert maintenant à arbiter les barques des pêcheurs, qui après avoir passé leur journée en mer à la recherche de leur gagne-pain quotidien, y reviennent le soir. Il est entouré d’un quai d’accostage de près de 200 m de long et d’un plan d’eau de près de 3 000m2 et de ce fait ne peut pas arbiter plus de 70 barques de pêche et une dizaine de chaloupes de promenade maritime, alors que plusieurs autres pêcheurs de la région voudraient bien avoir, comme leurs collègues, un droit de mouillage pour leurs barques dans le port mais ne peuvent en avoir, faute d’espace.
Ce port, de par sa conception géographique, est orienté vers le sud-ouest où les vents sont dominants et de ce fait il est mal protégé des intempéries et des tempêtes maritimes. Chaque fois que la météo vire au mauvais temps, les pêcheurs accourent pour faire sortir leurs barques et les ranger sur la cale sèche adjacente. En effet, que de barques qui sont restées à l’intérieur en période de tempête ont-elles été démolies et meme noyées par suite des grosses vagues qui les projetaient les unes contre les autres.
Anciennement, ce port était protégé par deux grosses tours (communément appelées par les habitants des lieux tahoun) situées de part et d’autre de son entrée et servaient autant que possible à le protéger des fureurs de la mer et des foudres des envahisseurs. Avec le temps et l’effet de la mer, une de ces deux tours a été démolie et l’autre est sujette périodiquement à des travaux de reparation et de consolidation.
Après chaque tempête maritime, le port, de par son ouverture vers le sud, est inondé par des saletés chariées par la mer, provenant soit des poubelles des bateaux déchargées en haute mer, soit des déchets érigés en montagne à proximité des ravages, au sud de Byblos et près de Beyrouuth.
Devant cet état de chose, il devient impératif de trouver une solution :
1 – Pour protéger le port de tempêtes de la mer et des déchets qui l’envahissent ;
2 – De créer un nouveau port tenant compte des besoins des pêcheurs.
Cette solution a été trouvée il y a plus de 35 ans avec la construction d’une jetée brise-lames protégeant l’ancien port en même temps créer un nouveau port de pêche. Malheureusement, des voix se sont élevées contre ce projet pour des raisons fallacieuses. Cette jetée a été alors abandonee et livrée, sans aucune consolidation, aux fureurs de la mer qui est en train de la détruire.
3 – D’autre part, la belle plage sableuse qui s’étend sur près d’un kilomètre au sud de la citadelle a été prise d’assaut durant ces 10 dernières années par de superbes stations balnéaires, des piscines, des restaurants et des jardins magnifiquement aménagés, au point que l’on se croirait au paradis terrestre. Devant cette explosion de projets touristiques, ne faudrait-il pas prévoir un port de plaisance pour compléter le tableau et pour attirer les touristes de marque tels que des artistes de cinéma, des écrivains, des poètes, des peintres, des musiciens, des grands hommes d’État et des gens fortunés. Ce port de plaisance peut être érigé à l’endroit où était anciennement le deuxième port antique phénicien, au sud de la citadelle, à l’endroit communément appelé Ziré.
Byblos, ville phare, ville historique, culturelle et touristique, ville lumière qui a tant donné à l’histoire et à l’humanité entière, ne mérite-t-elle pas une attention particulière de l’État pour la construction de ces deux ports dont elle a tant besoin ?
Émile SFEIR
Ingénieur


Israël Katz assure que l’armée israélienne « conservera sa liberté d’action militaire » au Liban malgré la nouvelle trêve