L’élection du pape François avait quelque chose de sympa, c’est qu’elle s’est déroulée en deux coups de cuillère à pot. Rien à voir avec le verbiage et autres moulinets qui d’habitude ponctuent nos échéances électorales à nous. Sous les fresques de la chapelle Sixtine, pas de cardinaux 8 ou 14 Mars, pas de prélats barbus enterrés parmi les missiles ou jouant les zouaves à l’air libre, pas de hauts dignitaires religieux qui tentent de fourguer un poulain à l’administration du Vatican, pas un seul membre du collège cardinalice qui essaye de finasser en inventant un candidat de compromis... Le cérémonial grandiose qui a accompagné le scrutin papal pourrait inspirer plus d’un chargé de com de nos barbons locaux. Comme le souverain pontife à son balcon, le Sayyed Barbu pourrait grimper sur un mirador directement relié à son tunnel, Mikou escalader une grue opérant dans l’un des chantiers du Sérail, Orangina monter sur l’arbre le plus haut de son verger, et le cheikhillion Assir sautiller au haut d’un minaret. Ça aurait certainement de la gueule ! On pourrait même affiner le concept en permettant à la piétaille de voir son idole de près et non à la jumelle. Allez, un geste commercial ! Pour 10 dollars, le pèlerin pourra rencontrer personnellement son demi-dieu exotique. Et s’il promet de bien voter aux prochaines législatives, le garde-chair personnel de ce dernier viendra lui servir le café à domicile. En plus, s’il trouve moins cher ailleurs, on lui rembourse la différence. Y a pas à dire, la vie est belle à Beyrouth, où le jeu de dés suit son cours mollasson. On invente le problème, on s’étripe pour en trouver la solution, puis bernique, comme d’habitude : redistribution de cartes, de soutanes, de turbans et l’on se retrouve chrétiens et musulmans, gros clans comme devant. Habemus bordelum ! Le marigot libanais déborde, n’en jetez plus.
L’élection du pape François avait quelque chose de sympa, c’est qu’elle s’est déroulée en deux coups de cuillère à pot. Rien à voir avec le verbiage et autres moulinets qui d’habitude ponctuent nos échéances électorales à nous. Sous les fresques de la chapelle Sixtine, pas de cardinaux 8 ou 14 Mars, pas de prélats barbus enterrés parmi les missiles ou jouant les zouaves à l’air libre, pas de hauts dignitaires religieux qui tentent de fourguer un poulain à l’administration du Vatican, pas un seul membre du collège cardinalice qui essaye de finasser en inventant un candidat de compromis...Le cérémonial grandiose qui a accompagné le scrutin papal pourrait inspirer plus d’un chargé de com de nos barbons locaux. Comme le souverain pontife à son balcon, le Sayyed Barbu pourrait grimper sur un mirador...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
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