Plusieurs fausses accusations furent portées contre la Compagnie de Jésus, épine dorsale de l’Église, ayant pour but final la déchristianisation du monde catholique. Chose qui réussit partiellement, notamment en France. La Compagnie de Jésus est dirigée par un Praepositus Generalis, ou supérieur général, élu à vie à la tête de l’ordre. Les médias aiment le qualifier de pape noir (un terme jamais utilisé par les jésuites eux-mêmes) en raison de son influence au sein de l’Église, et de la couleur de son habituel habit noir, par opposition à la soutane blanche du pape. Or, pour la première fois dans l’histoire de l’Église, s’y trouve à sa tête un jésuite, de l’Amérique. L’évêque argentin Jorge Mario Bergoglio a été élu pape, mercredi 13 mars, et prendra le nom de François, a annoncé le Vatican. Il s’agit du premier pape venu des Amériques et du premier jésuite à assumer cette fonction. De ma génération qui n’a pas vu le film The Mission, un drame historique britannique réalisé par Roland Joffé, sorti en 1986 et qui reçut la Palme d’or au Festival de Cannes 1986 ? Le cardinal Altamirano, visiteur apostolique des missions jésuites en Amérique du Sud, écrit son rapport au pape. Un prêtre jésuite espagnol s’aventure dans la forêt tropicale sud-américaine au XVIIIe siècle afin de convertir les Amérindiens : un travail d’approche difficile mais réussi grâce à la musique. Il est bientôt rejoint par un ancien chasseur d’esclaves converti et cherchant la rédemption. Le prêtre fait visiter plusieurs missions au cardinal Altamirano qui est impressionné par la qualité de développement et de vie qu’il y découvre. À la fin de son séjour, Altamirano révèle la décision, qui en fait avait été prise avant même son arrivée en Amérique du Sud : les jésuites doivent quitter les réductions. Le prêtre et le frère Rodrigo refusent d’abandonner les Guaranis. De manière différente, ils organisent la résistance à l’assaut de l’armée portugaise venue appliquer les accords, signés en Europe, de partage des terres entre Espagnols et Portugais. La mission est détruite : les Guaranis retournent dans la forêt. Le cardinal conclut son rapport : « Et donc, Votre Sainteté... vos prêtres sont morts... et moi... vivant. Mais à la vérité, c’est moi qui suis mort... tandis qu’ils sont vivants. Car il en va toujours ainsi, Votre Sainteté. L’esprit des morts survit... dans la mémoire des vivants. »
De même, notre cher Levant a eu sa part de martyrs jésuites dont, je cite : le père Maurice Meigne (1905-1975), Français, le père Louis Dumas (1901-1975), Français, le père Michel Allard (1924-1976), Français, le père Alban de Jerphanion (1901-1976), Français, le père James Finnegan ((1912-1984), Américain, et le père André Masse (1940-1987), Français. Aussi bien faut-il souligner le fait que sans le travail titanesque des jésuites (je cite rapidement Jamhour et l’USJ) ainsi que le travail de toutes les congrégations chrétiennes aussi bien catholiques que protestantes, le Liban n’aurait pas été le modèle qu’il est aujourd’hui.
Gloire à toi, saint Ignace de Loyola, l’humanité connaît tes disciples à leurs fruits.


Bien dit...les Jésuites ont toujours suscité les fantasmes les plus ridicules...en vérité,ils énervent,ils énervent parce qu'ils sont ce qu'ils sont...la Compagnie de Jésus,pour une plus grande gloire de Dieu...
12 h 25, le 18 mars 2013