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Économie - Dette

La zone euro décidée à trouver rapidement une solution pour Chypre

Les ministres des Finances de la zone euro vont reprendre langue avec Nicosie en rencontrant leur nouvel homologue de Chypre pour discuter des modalités d’un plan d’aide qui devrait a priori voir le jour courant mars et éviter au pays la faillite.
« Nous allons probablement parvenir à un accord en mars, c’est ce que nous tentons de faire », a affirmé hier le patron de la zone euro, Jeroen Dijsselbloem, se disant « ravi qu’il y ait un nouveau gouvernement avec lequel travailler ».
Lors de leur précédente réunion, les membres de l’Eurogroupe avaient décidé de renvoyer toute décision sur Chypre après l’élection présidentielle dans l’île méditerranéenne et le départ du président sortant Demetris Christofias opposé aux mesures d’austérité réclamées par l’UE en échange d’une aide financière.
Le candidat de droite et proeuropéen Nicos Anastasiadès avait gagné la présidentielle du 24 février à Chypre.
Hier, les ministres des Finances devaient discuter avec leur nouvel homologue chypriote, Michalis Sarris, qui a récemment dirigé la Popular Bank, l’une des deux principales banques chypriotes plombées par leur exposition à la dette grecque, et qui a déjà été ministre des Finances de 2005 à 2008.
Cette première rencontre est cruciale pour le pays qui fait face à un risque accru de faillite.
« L’effet “domino” pour la Grèce et toute la zone euro serait incalculable », estime le ministre grec des Finances, Yannis Stournaras, dans un entretien au quotidien allemand Bild à paraître aujourd’hui.
« Si Chypre se trouvait en faillite de façon désordonnée, le résultat serait quasiment certainement une sortie de la zone euro », a averti le commissaire européen chargé des Affaires économiques, Olli Rehn, dans un entretien à l’hebdomadaire allemand Der Spiegel publié hier.
Il en a profité pour insister sur l’« importance systémique » de Chypre au sein de la zone euro, alors que certains pays, Allemagne en tête, ont à plusieurs reprises mis en doute cette assertion.
Mais le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, a récemment admis qu’il y avait « des arguments » pour considérer que Chypre a « une importance systémique ».
Le problème chypriote n’est « pas facile à régler », mais une solution « appropriée » doit être trouvée, a-t-il poursuivi. Pour bénéficier d’une aide via le mécanisme européen de stabilité (MES), il faut disposer d’une justification « claire et solide », et « nous sommes dans l’attente » de ces éléments, a-t-il dit. Berlin attend notamment que Nicosie s’engage sans détour à lutter contre le blanchiment d’argent.
Dans ce contexte, aucune décision n’est attendue dans l’immédiat et la réunion de lundi servira plutôt à exposer les vues du nouveau gouvernement chypriote sur la question du blanchiment d’argent, sur les privatisations, sur la soutenabilité de la dette.
La petite île méditerranéenne a demandé une aide en juin, après que ses deux principales banques ont appelé le gouvernement à l’aide. Elle espère obtenir de la zone euro et du FMI un prêt de 17 milliards d’euros, l’équivalent de son PIB, ce qui gonflerait sa dette à des niveaux insoutenables. Une situation qui inquiète la zone euro et le FMI représenté lundi par sa patronne, Christine Lagarde.
L’Eurogroupe devait également se pencher sur la recapitalisation directe des banques par le MES, le retour sur les marchés d’emprunts obligataires de l’Irlande et du Portugal, les élections italiennes et les prévisions économiques récemment publiées par la Commission européenne, qui ont relancé le débat sur l’austérité en Europe.
« Nous allons avoir une discussion (pour) savoir quel doit être le bon équilibre entre la consolidation budgétaire et le soutien collectif à la croissance, car il y a un problème de croissance en Europe », a affirmé le ministre français Pierre Moscovici à son arrivée à Bruxelles.
Le débat sur l’austérité devrait être au centre du sommet des chefs d’État et de gouvernement européens prévu les 14 et 15 mars à Bruxelles.
(Source : AFP)
Les ministres des Finances de la zone euro vont reprendre langue avec Nicosie en rencontrant leur nouvel homologue de Chypre pour discuter des modalités d’un plan d’aide qui devrait a priori voir le jour courant mars et éviter au pays la faillite.« Nous allons probablement parvenir à un accord en mars, c’est ce que nous tentons de faire », a affirmé hier le patron de la zone euro, Jeroen Dijsselbloem, se disant « ravi qu’il y ait un nouveau gouvernement avec lequel travailler ».Lors de leur précédente réunion, les membres de l’Eurogroupe avaient décidé de renvoyer toute décision sur Chypre après l’élection présidentielle dans l’île méditerranéenne et le départ du président sortant Demetris Christofias opposé aux mesures d’austérité réclamées par l’UE en échange d’une aide financière.Le...
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