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Diaspora

Pleins feux sur la Ligue des cités cananéennes, phéniciennes et puniques

Sarcophages phéniciens exposés dans le musée de Cadix.

Après le quatrième forum de la Ligue des cités cananéennes, phéniciennes et puniques qui s’était tenu à Cadix, en Espagne, à la fin de l’année écoulée, de nouvelles activités sont en préparation pour garder en mémoire la richesse historique de la culture phénicienne.
La présidente de l’Association internationale pour la sauvegarde de Tyr, Maha el-Khalil Chalabi, avait, lors du forum, souligné l’importance de la péninsule Ibérique, qui «fut certainement l’un des foyers les plus florissants de la culture phénicienne. Qu’il suffise ici de rappeler les témoignages de Salluste, de Justin et de Strabon. Ce dernier, dans un passage très important, indique que non seulement Gadès, mais d’une manière générale toutes les colonies d’Afrique septentrionale et d’Espagne, jusqu’au-delà des colonnes d’Hercule, célébraient en Tyr leur cité fondatrice.»
«Les Phéniciens, a-t-elle ajouté, précurseurs de l’Union de la Méditerranée, étaient les premiers à jeter des ponts entre les cultures avec une vision moderne, en avance de plusieurs siècles, des rapports économiques entre les peuples. C’était l’expansion pacifique, l’inauguration d’un véritable marché commun entre l’Afrique, la Sicile, la Sardaigne, l’Espagne et l’ancienne mère-patrie libanaise. Ces rapports étroits ont entraîné des transferts culturels et débouchèrent sur un processus d’enrichissement mutuel et d’acculturation visible dans les domaines de l’architecture, de l’iconographie, mais aussi des institutions et des croyances.»
Quant à Mme Anne-Marie Lizin, sénatrice belge, présente au forum, elle a fait part de son anxiété quant à l’avenir des populations du pourtour méditerranéen, avec les troubles commencés en Libye, en Égypte (où se trouve la nouvelle bibliothèque d’Alexandrie) et en Tunisie, et les problèmes économiques menaçant l’Espagne, et a déclaré que «les bombes tombant régulièrement au XXIe siècle sur Gaza, ville fondée par les Phéniciens, sont une honte pour tous». Elle a souligné que la Fondation Tyr, dans cet environnement instable, constituait un nouveau défi enthousiasmant, et que «l’histoire phénicienne est un énorme modèle de développement préislamique dans la région», en insistant sur «l’importance des langues et de la traduction, basées sur l’alphabet phénicien et unissant les cités, qui permettent d’éviter une confrontation religieuse».

N.F.

Cette page (parution les premier et troisième lundis de chaque mois) est réalisée en collaboration avec l’Association RJLiban. E-mail : monde@rjliban.com – www.rjliban.com
Après le quatrième forum de la Ligue des cités cananéennes, phéniciennes et puniques qui s’était tenu à Cadix, en Espagne, à la fin de l’année écoulée, de nouvelles activités sont en préparation pour garder en mémoire la richesse historique de la culture phénicienne. La présidente de l’Association internationale pour la sauvegarde de Tyr, Maha el-Khalil Chalabi, avait, lors du forum, souligné l’importance de la péninsule Ibérique, qui «fut certainement l’un des foyers les plus florissants de la culture phénicienne. Qu’il suffise ici de rappeler les témoignages de Salluste, de Justin et de Strabon. Ce dernier, dans un passage très important, indique que non seulement Gadès, mais d’une manière générale toutes les colonies d’Afrique septentrionale et d’Espagne, jusqu’au-delà des colonnes...