Les antioxydants bénéficient d’une excellente réputation dans nos assiettes. Protecteurs contre les cancers et les maladies cardiovasculaires, ils ralentiraient le vieillissement cellulaire. Toutefois, selon un travail américain, leurs vertus contre le risque d’accident vasculaire cérébral (AVC) et de démence seraient quelque peu exagérées. Surtout si les antioxydants proviennent d’une forte consommation de thé ou de café.
L’équipe d’Elizabeth E. Devore de la Harvard Medical School à Boston (États-Unis) et de l’Erasmus Medical Center à Amsterdam (Pays-Bas) a suivi 5 395 individus âgés de plus de 55 ans. Au lancement de l’étude, tous les participants ont indiqué la fréquence à laquelle ils avaient ingéré 170 différents aliments au cours de l’année écoulée. Répartis en trois groupes en fonction de leur niveau de consommation d’antioxydants – basse, moyenne et élevée –, les auteurs les ont ensuite suivis pendant une durée moyenne de quatorze ans.
Au terme de l’étude, 600 des participants avaient développé une démence et le même nombre avait subi un AVC. Pour autant, les membres du groupe ayant la consommation la plus élevée d’antioxydants n’ont pas présenté une réduction significative du risque d’une des deux pathologies, par rapport aux autres. Pour Devore, « chez les gros consommateurs, la majorité des antioxydants sont apportés par le café et le thé ».
En revanche, « dans une étude italienne, l’apport en antioxydants provenait davantage des fruits et légumes », précise-t-elle. Dans ce travail, « une forte consommation était bien associée à un risque réduit d’AVC ».
Les bienfaits trop oubliés de la vitamine D
La santé des os ne dépend pas seulement des apports en calcium. La vitamine D – aussi qualifiée d’antirachitique – est bénéfique à la minéralisation osseuse et donc au squelette. C’est elle en effet qui permet d’absorber le calcium ingéré. Pour autant, son rôle ne se limite pas à cela. Les vingt-septièmes rencontres de rhumatologie pratique qui se sont tenues récemment à Paris ont été l’occasion de mettre en lumière des vertus jusque-là mal connues de cette vitamine essentielle.
Le Dr Xavier Guillot, rhumatologue au CHU de Besançon, explique que d’après des avis d’experts formulés récemment, pour être dans un « état de santé optimal », la concentration en vitamine D devrait s’élever à 50 ng/ml. « Près de 90 % de la vitamine D est synthétisée grâce à l’action des rayons UVB, poursuit-il. Même s’il n’y a pas vraiment de consensus sur le sujet, une exposition des bras et des jambes à raison de 5 à 30 minutes deux fois par semaine entre 10h et 15h suffirait pour obtenir des apports suffisants. »
Pour Xavier Guillot, l’importance de la vitamine D tient aussi à ses « bénéfices extra-osseux ». « Des observations réalisées in vitro le confirment, insiste-t-il. Elle modulerait le fonctionnement du système immunitaire et orienterait la réponse immunitaire vers un profil anti-inflammatoire. »
Ce rôle d’inhibiteur de l’inflammation, joué par la vitamine D, pourrait aussi être impliqué dans la protection contre certaines pathologies. « Des études scandinaves ont déjà établi un lien entre le risque de diabète de type I et une carence en vitamine D. Des enfants supplémentés dès la naissance y auraient une réduction de ce risque de 85 % », avance Xavier Guillot. Et d’insister : « Pour le moment, il s’agit d’arguments essentiellement physiopathologiques et épidémiologiques. Le lien de causalité n’est pas clairement établi. Et ce en raison de la multiplicité des facteurs pouvant entrer en jeu, comme le poids, la sédentarité, le terrain génétique individuel... Des études plus précises sont donc nécessaires. »
(Source : Destination santé)


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef