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Lifestyle - Cinéma

L’oscar pour « Argo », une consécration en demi-teinte pour Ben Affleck

Après des années de déboires, l’ami intime de Matt Damon semble renaître avec la réalisation.

Adrian Sanchez-Gonzales/AFP

L’Américain Ben Affleck, dont le film Argo a remporté dimanche l’oscar du meilleur film, meilleur scénario adapté et meilleur montage, a été récompensé sous sa casquette de producteur, un beau lot de consolation après avoir été boudé par les oscars dans les catégories de réalisation et d’interprétation. Argo est un vainqueur pour le moins inhabituel dans les annales des oscars, en remportant la statuette de meilleur film sans que son acteur principal ni son réalisateur ne soient nommés.
Le présentateur de la cérémonie, le caustique Seth MacFarlane, ne s’est d’ailleurs pas privé de faire une blague sur le sujet en début de soirée, affirmant que « l’histoire du film était tellement top secrète que le réalisateur du film était inconnu de l’Académie » des arts et sciences du cinéma, organisatrice des oscars. À 40 ans, Ben Affleck a déjà plusieurs carrières à son actif et ses fans ont eu un peu de mal à suivre son chemin en zigzag. Good Will Hunting, qu’il coécrit et co-interprète avec Matt Damon, l’impose définitivement à Hollywood et lui rapporte au passage un oscar pour le meilleur scénario. L’acteur fait alors la une des magazines people pour ses relations sentimentales avec Gwyneth Paltrow, puis Jennifer Lopez, avec qui il se fiance avant leur séparation très médiatisée en 2004. S’il tourne beaucoup, on retient surtout ses rôles dans les films populaires Armageddon, Pearl Harbor ou Daredevil, ou ses déboires avec l’alcool, qui l’obligeront à faire un séjour en désintoxication. Sa relation avec Jennifer Garner, puis leur mariage en 2005 semblent calmer l’acteur, qui « renaît » dans la réalisation, comme il le dit lui-même, avec Gone Baby Gone (2007), The Town (2010), et finalement Argo (2012). Aujourd’hui âgé de 40 ans et père de trois enfants, Ben Affleck cultive son image de « type bien » et semble miser plus que jamais sur la réalisation, lui qui n’a jamais remporté de prix majeur pour son travail d’acteur. Sur la scène des oscars, dimanche soir, il paraissait en paix avec lui-même. « Je n’aurais jamais pensé être de retour sur cette scène », a-t-il lancé en brandissant sa statuette. « Tant de gens m’ont tendu la main à un moment où je ne pouvais rien leur apporter (...). Je veux les remercier et leur dire que ce qu’ils m’ont appris, c’est qu’il faut travailler le plus dur possible et ne pas être rancunier. C’est dur, mais il ne faut pas être rancunier. »
Le grand perdant de la soirée est sans conteste Steven Spielberg qui n’avait même pas été nommé pour Lincoln. Sa dernière récompense pour la réalisation remonte à... 1999, pour Saving Private Ryan. Parmi les autres artistes récompensés figurent notamment Ang Lee, pour la réalisation, la photographie, les effets spéciaux et la musique de L’odyssée de Pi. Quant à l’oscar du meilleur long-métrage d’animation, il est allé à Rebelle des studios Pixar (Disney), dont le réalisateur Mark Andrews est venu recevoir son trophée en kilt, en écho au thème écossais de son film. Comme promis, la soirée a fait une grande place à la musique, avec notamment deux numéros consacrés aux comédies musicales Chicago et Les Misérables, tandis qu’un hommage aux 50 ans de James Bond au cinéma s’est achevé avec Dame Shirly Bassey venue chanter le titre mythique Goldfinger. À 76 ans, la chanteuse a prouvé en direct qu’elle avait encore une voix capable d’électriser le public – qui lui a réservé une ovation debout. Toujours sur le plan musical, la chanteuse britannique Adele a été récompensée pour la meilleure chanson originale dans le dernier James Bond, Skyfall.

(Source : AFP)
L’Américain Ben Affleck, dont le film Argo a remporté dimanche l’oscar du meilleur film, meilleur scénario adapté et meilleur montage, a été récompensé sous sa casquette de producteur, un beau lot de consolation après avoir été boudé par les oscars dans les catégories de réalisation et d’interprétation. Argo est un vainqueur pour le moins inhabituel dans les annales des oscars, en remportant la statuette de meilleur film sans que son acteur principal ni son réalisateur ne soient nommés.Le présentateur de la cérémonie, le caustique Seth MacFarlane, ne s’est d’ailleurs pas privé de faire une blague sur le sujet en début de soirée, affirmant que « l’histoire du film était tellement top secrète que le réalisateur du film était inconnu de l’Académie » des arts et sciences du cinéma, organisatrice...
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